Wednesday, September 21, 2016

Nos ancêtres les Gaulois»: Nicolas Sarkozy répond à la polémique



Invité d'un dîner-débat organisé mardi par l'hebdomadaire Valeurs actuelles, l'ex-président est revenu sur la controverse née de ses déclarations de la veille. L'occasion pour lui de s'attaquer à «la bienpensance» et à Bruno Le Maire. Il en a aussi profité pour pointer l'inexpérience de Marine Le Pen.

Devant plus de cinq cent personnes réunies au cours d'un dîner organisé par Valeurs actuelles à Paris, mardi soir, Nicolas Sarkozy a profité d'une de ses réponses où il expliquait qu'il fallait passer «d'un processus d'intégration à un processus d'assimilation» pour revenir sur la polémique née la veille, après son meeeting de Franconville. «Je vois depuis ce matin que même les Gaulois, ça les gêne», s'est amusé le candidat en s'attaquant à «la bienpensance». «Quand j'ai dit “les Gaulois”, il y en a un qui m'a dit “mais mon grand-père est brésilien”», a déclaré l'ancien président visant, sans le nommer Bruno Le Maire, qui plus tôt dans la journée avait évoqué sa grand-mère brésilienne. «Je croyais qu'il était très intelligent», a poursuivi Nicolas Sarkozy dans une seconde allusion au député de l'Eure. Nicolas Sarkozy a ensuite ajouté: «Ca n'a rien à voir, mon père est hongrois!» Alors que Bruno Le Maire avait appelé à refuser «la caricature», et après les vives réactions de Najat Vallaud-Belkacem et Myriam El-Khomri, le candidat à la primaire a expliqué sa vision. «Ça veut dire qu'il y a un roman national, que ce roman national ce n'est pas forcément la vérité historique dans son détail mais c'est un roman national peuplé de héros qui ont fait la France, et quand on est fils d'un hongrois ou fils d'un algérien et que vous arrivez en France, on ne vous apprend pas l'histoire de la Hongrie ou de l'Algérie, on vous apprend l'histoire de France!», s'est-il justifié, un micro à la main pour s'adresser aux lecteurs de l'hebdomadaire. «Le nivellement de la pensée unique sur le droit à la différence ça suffit. Moi je plaide pour le respect d'une communauté nationale, d'une identité nationale et d'une France que nous avons reçus de nos parents et que nous avons l'intention de transmettre à nos enfants.»

«En 2017 je suis prêt pour vous»

Si Nicolas Sarkozy a développé au cours de ce dîner ses propositions sur l'immigration, la santé, la sécurité, la politique familiale, le RSI, etc. et développé sa vision de la République - «aujourd'hui testée par un islam politique et intégriste qui veut voir jusqu'où nous sommes faibles et tester notre capacité de résistance» -, il a aussi longuement répondu à une électrice du FN qui se disait «déçue» par lui. «Si tout espoir était perdu, vous ne seriez pas venue», a-t-il souri avant de faire un long dégagement sur Marine Le Pen. «Dans un monde aussi difficile, ça n'a jamais été aussi difficile d'entraîner une majorité, Madame Le Pen n'a aucune expérience de rien! Elle n'a jamais conduit de négociation internationale, ni européenne. Elle n'a comme seule expérience la petite PME familiale. Est-ce que vous croyez vraiment que dans le monde dangereux dans lequel nous nous trouvons, pour faire face aux risques multiples qui pèsent sur la société française, il soit très raisonnable de confier la conduite de la France à quelqu'un qui n'a aucune expérience? Je pense personnellement que ce serait dangereux.» Et le candidat qui a accusé Marine Le Pen d'être «complice» de la victoire de François Hollande a ajouté que «le programme économique de Marine Le Pen (était) celui de Mélenchon!» Dès lors à l'attention de cette électrice partie au FN, il a repris cette formule qu'il avait empruntée à Nelson Mandela et utilisée la semaine dernière sur France 2... en l'enrichissant d'une troisième partie. «Vous savez ce que disait Mandela: je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j'apprends», a-t-il glissé avant de poursuivre. «En 2007 j'ai gagné. En 2012 j'ai appris. En 2017 je suis prêt pour vous.»

«Passer dans la machine à laver m'a fait beaucoup de bien»

Et alors qu'une des dernières questions posait sur les erreurs retenues «pour être encore meilleur au prochain quinquennat», l'ancien président a dit avoir appris «de la complexité des situations et des sentiments. Avant j'étais trop binaire», a expliqué le candidat. «Cette complexité des sentiments ne m'a pas détourné de ma volonté d'action mais m'a donné plus de sérénité, de compréhension et d'humanité», a-t-il poursuivi faisant valoir que sa défaite de 2012 lui avait beaucoup appris. «Toute personne qui a du pouvoir devrait passer un jour dans la peau du gibier, ça vous fait changer de regard», s'est-il amusé devant une salle complice. «Passer dans la machine à laver, j'ai le regret de vous dire que ça m'a fait beaucoup de bien! Je reviens, mais en mieux encore!»

Source: lefigaro.fr

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