Monday, September 26, 2016

Hollande s’engage à démanteler « complètement, définitivement » le campement de Calais

François Hollande à Calais, le 26 septembre.« Le gouvernement prépare le démantèlement de la Lande de Calais, et il ira jusqu’au bout », a promis François Hollande, lundi 26 septembre devant les forces de l’ordre rassemblées au siège de la gendarmerie mobile de la ville. Le chef de l’Etat a donc confirmé, sur place, sa promesse de « démanteler complètement, définitivement le campement de la Lande. C’est une opération qui est forcément exceptionnelle parce que nous sommes dans une situation exceptionnelle », a t il précisé.


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Le président entendait « saluer toutes les forces de police, gendarmerie, sapeurs-pompiers »
et rappeler que l’exécutif n’avait selon lui, « depuis 2014, (…) cessé de renforcer les effectifs ». Tenter de rassurer la population du « Calaisis, si éprouvée par une situation qui dure depuis trop longtemps » : « Les Calaisiens et les Calaisiennes en ont subi les conséquences dans leur vie quotidienne et ont fait face à une situation sécuritaire particulièrement difficile à vivre », a-t-il ajouté. Et, au-delà du propos sécuritaire, délivrer un message politique.


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« Instrumentalisation »

Cinq jours après la venue de Nicolas Sarkozy à Calais, où ce dernier avait promis de « régler le problème de la “jungle” à la fin de l’été 2017 » si d’aventure il était élu, M. Hollande a tenu à « prendre autant que possible une distance par rapport à une instrumentalisation et une polémique qui d’ailleurs tournent le dos aux valeurs de la République ».

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Après que le débat sur la dissémination des migrants sur le territoire a pris un tour éminemment politique, ces derniers jours, M. Hollande l’a juré :
« Nous n’allons pas, pour démanteler un campement de 7 000 personnes, multiplier d’autres campements partout sur le territoire. Il s’agit de véritables centres, en dur, limités en nombre, 40 à 50 personnes, capables de fournir un appui pour des procédures administratives. Voilà ce qui est digne, ce qui est ferme, pour que la France puisse assurer ses devoirs. »

Les Britanniques doivent « prendre leur part »

Le président a aussi demandé aux Britanniques de « prendre leur part dans l’effort humanitaire que la France accomplit (…) et continuera à accomplir demain » pour évacuer le campement.
« Ce n’est pas parce que le Royaume-Uni a pris une décision souveraine qu’[il] est dégagé de ses obligations par rapport à la France », a-t-il ajouté, faisant allusion au Brexit et aux accords bilatéraux du Touquet, signés en 2003, qui situent la frontière britannique en France.

Source: lemonde.fr

LE MONDE | 26.09.2016 à 09h10 • Mis à jour le 26.09.2016 à 10h14 | Par David Revault d'Allonnes (Calais, envoyé spécial)

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