mercredi, septembre 28, 2016

Déluge de feu Russo-Syrien sur Alep


Bombarder, encercler, affamer. Pendant des mois, des années, sans discontinuer. Jusqu'à ce que l'ennemi, à bout de forces, décide de baisser les armes et d'évacuer la zone qu'il défendait. C'est la stratégie poursuivie par le régime syrien depuis 2011 pour mater l'insurrection anti-Assad. Une guerre d'étouffement, lente et cruelle, qui convient bien à l'armée loyaliste, patchwork de milices et d'unités régulières, aux capacités offensives limitées.

La technique, aux relents moyenâgeux, vient de porter ses fruits dans deux poches rebelles, assiégées depuis plusieurs années : la ville de Daraya, en banlieue de Damas, vidée de sa population à la fin août, et le quartier d'Al-Waer, en périphérie d'Homs, dont les combattants sont en cours d'évacuation. Alep-Est, le fief des insurgés dans le nord de la Syrie, une zone autrement plus grande et plus peuplée (250 000 habitants), pourrait-elle, de guerre lasse, finir par hisser elle aussi le drapeau blanc ? C'est le pari que font Damas, Moscou et Téhéran, les trois alliés qui, depuis l'effondrement, le 19  septembre, de la trêve péniblement négociée par les Etats-Unis et la Russie, soumettent ses habitants à des bombardements d'une férocité inouïe. Lire la suite...

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