
Dans l’imaginaire de Donald Trump, un puits de pétrole ressemble à une usine qui redémarre. Forer davantage pour libérer l’énergie américaine. La promesse est triple : des coûts plus bas, des ouvriers mieux payés et des biens made in USA à nouveau compétitifs. L’Amérique fore déjà beaucoup. Sa production totale d’énergie a atteint un record en 2025 avec 13,6 millions de barils de pétrole brut par jour. Le prix de l’énergie est plus bas qu’en Europe. A première vue, l’argument industriel paraît donc pertinent. Sauf que l’économiste suisse Richard Baldwin propose de retourner la rhétorique. Et si le « drill, baby, drill » (« fore, bébé, fore ») trumpien rendait la réindustrialisation plus difficile ?