25/05/2022

FR Macron est-il responsable de la tripolarisation du système politique?

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Sombres perspectives pour le monde au WEF de Davos cette année 2022.

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Plus: 

Programme économique de la NUPES: le chaos pire que 1981-1983 s'il était appliqué après le 18 juin 2022.

Guillaume Hannezo: "
Toute notre sympathie va à tous ceux, quels que furent leurs choix antérieurs, qui vont tenter, dans les prochaines années de faire ce qui se fait dans toutes les grandes démocraties : présenter au pays des alternatives claires et crédibles inspirées des grands récits mobilisateurs, et particulièrement de celui que porte la gauche : égalité réelle, redistribution des revenus, mise à contribution des grands patrimoines, défense de la Sécurité sociale et des services publics." Suite via Terra Nova  
 

23/05/2022

Ukraine: le réalisme mal placé

Depuis plusieurs semaines réémerge l'idée que le retour à la paix impliquera des concessions à la Russie – notamment de lui éviter l'affront d'une défaite – et, à terme, la réinsertion de celle-ci dans le jeu stratégique continental. Cette posture se présente comme réaliste. Elle s'appuie sur l'erreur qu'aurait été le refus de réinsérer l'Allemagne vaincue en 1918 dans le nouvel ordre international, et sur la dangerosité du désir d'humilier les perdants,  dont aurait été victime après la Première Guerre mondiale la République de Weimar. L'autre volet de la posture réaliste consiste à dénier que nous soyons face à une lutte des démocraties contre les autoritarismes. Ce second point de vue s'affiche, du reste, en arrière-plan du premier : c'est précisément parce qu'il n'y aurait rien de vicié dans le régime russe qu'une fois défait en Ukraine, il pourrait être, sans difficultés et sans inutile vergogne, réinséré dans le concert des Etats. Ces deux points de vue ne sont en rien réalistes. Suite via Telos 

Aurélien Barrau astrophysicien: "Nous sommes dans un effondrement généralisé de la vie sur Terre"

L'astrophysicien était l'invité de "La Terre au carré" à l'occasion de la parution d'un de ses entretiens. Au micro de Mathieu Vidard, il pointe du doigt "l'inertie" de notre société face à la catastrophe écologique actuelle, alimentée par un rapport au vivant qu'il juge éminemment problématique.  

La catastrophe est en cours (et non pas à venir)

la NUPES et LFI... la soumssion

Dans une tribune du journal Le Monde, publiée le 11 mai, un collectif d’universitaires en sciences sociales s’interroge sur les divisions qui traversent la gauche. Ils reconnaissent certes leur existence. « Elles concernent principalement, écrivent-ils, leur rapport à l’Europe, les questions internationales (exacerbées par la guerre en Ukraine), leur conception de la République, les droits des minorités ethniques et religieuses, la prééminence des questions écologiques sur tout autre impératif, mais aussi le rôle de l’État, le nucléaire ou la croissance économique. »  Suite via Telos Elie Cohen et Gérard Grunberg 

Pouvoir d’achat: des sacrifices sont à prévoir - Telos

Dans le contexte d’une résurgence de l’inflation, la question du pouvoir d’achat tient une grande place dans le débat public en France. Sur les cinq années du premier mandat du président Macron, le pouvoir d’achat a davantage augmenté que durant les quinquennats des présidents Sarkozy et Hollande. Mais la détérioration des termes de l’échange, qui est la cause première de la résurgence actuelle de l’inflation, ponctionnera inévitablement le pouvoir d’achat moyen. Cette ponction ne pourra être amortie par des gains de productivité atones. Et elle ne pourra pas non plus être totalement compensée par des dispositifs publics onéreux, les finances publiques françaises étant déjà nettement dégradées. Elle devra se traduire par une baisse temporaire du pouvoir d’achat.  Suite via Telos par Gilbert Cette 

Emmanuel Macron et les législatives 2022: majorité à l'Assemblée ou pas?

Source Courrier International  "

Mélenchon, Macron et ces frondeurs de Français

 De temps à autre, les Français jouent à se faire peur. Ils se persuadent que le consensus politique de ces six dernières décennies est sur le point de voler en éclats. C’est ce qui se passe cette année.

22/05/2022

Mathieu Plane : « Les nuages sur la croissance grossissent à vue d’œil

P
our Mathieu Plane, directeur adjoint du département analyse et prévision de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), il faut que l'État amortisse les pertes de pouvoir d'achat de manière beaucoup plus ciblée. Il repousse la solution prônée par Jean-Luc Mélenchon de revenir à une forme d'indexation des salaires sur les prix. Une mesure qui pourrait entretenir le choc inflationniste de manière durable. Source le Point...

16/05/2022

Législatives 2022 : « Après des années de tâtonnements, Jean-Luc Mélenchon a trouvé un rôle à sa mesure »

lemonde.fr

Législatives 2022 : « Après des années de tâtonnements, Jean-Luc Mélenchon a trouvé un rôle à sa mesure »

Chronique Françoise Fressoz Editorialiste au « Monde »

Il n’est pas banal de voir l’un des perdants de l’élection présidentielle mener le jeu comme s’il avait gagné. Avec un indéniable talent, le leader de La France insoumise exploite toutes les failles de la recomposition politique, observe Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique.

Publié le 10 mai 2022 à 02h28 - Mis à jour le 11 mai 2022 à 15h17 Lecture 3 min.

Plus que jamais, la vie politique prend des allures de théâtre avec ses chausse-trapes et ses tours de passe-passe. Au royaume de l’illusion, le prestidigitateur Mélenchon détrône tous les autres. Il a perdu l’élection présidentielle, le 10 avril, en se rangeant à la troisième place. C’est pourtant lui qui tient le haut du pavé, à la barbe des deux finalistes qui apparaissent, par contraste, étonnamment éteints. Marine Le Pen vient tout juste de réapparaître, dimanche 8 mai, dans son fief d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) après deux semaines de retrait médiatique. Réinvesti la veille pour un nouveau mandat, Emmanuel Macron n’a toujours pas nommé la nouvelle équipe gouvernementale chargée de mettre en œuvre son projet. Le seul qui s’agite, commande, engrange les points s’appelle Jean-Luc Mélenchon. Il est devenu le deus ex-machina de ce qu’il appelle « le troisième tour » de l’élection présidentielle, comprendre les élections législatives des 12 et 19 juin.

Plus que jamais, la vie politique ressemble à une farce car sinon comment comprendre que deux gauches qui se considéraient naguère comme irréconciliables car en désaccord sur des sujets aussi essentiels que l’Europe, les alliances internationales, la laïcité ou l’économie de marché s’unissent (presque) comme un seul homme derrière le héraut de « la désobéissance européenne » et de la VIe République ?

Ce qui était considéré comme totalement inimaginable il y a encore trois semaines est devenu réalité. Europe Ecologie-Les Verts, le Parti communiste français et le Parti socialiste (PS) sont entrés dans la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) aux conditions de l’« insoumis », en échange d’une poignée de circonscriptions considérées comme gagnables. Les convictions ont été reléguées derrière tout le reste, aussi plastiques que ceux censés les défendre.

Lire notre récit : Législatives 2022 : comment les partisans de l’accord avec LFI ont réussi à emporter l’adhésion du PS

Plus que jamais, l’époque est amnésique car, sinon, comment croire que la perspective d’une cohabitation entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, en désaccord sur tout excepté peut-être la planification écologique, puisse apparaître comme une option crédible ?

C’est pour éviter la fois de trop, après trois expériences éprouvantes (1986-1988 ; 1993-1995 et 1997-2002), que la droite et la gauche s’étaient alliées en 2000 pour faire voter le quinquennat. Encore faut-il préciser que, à l’époque, la question européenne n’était nullement une pomme de discorde entre les cohabitants.

Un acteur talentueux

Jean-Luc Mélenchon est un acteur talentueux, doublé d’un séduisant bonimenteur. A 70 ans, il joue la partition de sa vie, fait croire que la gauche radicale peut gouverner le pays. Eclairé par ses échecs passés et la dynamique qu’il a su créer durant les dernières semaines de sa campagne, il est devenu le perdant de l’élection présidentielle le plus habile à exploiter les ressorts d’une VRépublique que pourtant il abhorre.

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« Tract d’extrême droite » : Mélenchon répond au « Point »

lepoint.fr
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Sur Twitter, le leader de La France insoumise, tout comme plusieurs forces vives de son parti, a épinglé la une du « Point », qui lui est consacrée cette semaine.

Jean-Luc Mélenchon n'a guère goûté la une du Point cette semaine, titrée « La vérité sur M. Mélenchon ». Sur Twitter, l'ancien candidat à la présidentielle - qui n'a pas souhaité répondre aux sollicitations du Point - s'est indigné de cette publication du jeudi 12 mai et du portrait qui lui est consacré. « Mais Le Point est un tract d'extrême droite. Pas un journal », a-t-il écrit. Le candidat arrivé troisième au scrutin présidentiel est donc monté au front, pour s'insurger contre notre enquête, tout comme plusieurs ténors de La France insoumise.

Quatennens s’attaque au « Point » et son « déchaînement de haine »

lepoint.fr
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Invité sur le plateau de CNews, Adrien Quatennens a vivement critiqué la une de notre hebdomadaire consacrée à Jean-Luc Mélenchon cette semaine.

Les membres de La France insoumise vent debout contre Le Point. Après les critiques de Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière, Clémentine Autain ou encore Manuel Bompard, c'est au tour du député Adrien Quatennens d'épingler la une de notre hebdomadaire consacrée au leader de LFI et titrée « La vérité sur M. Mélenchon ». Sur CNews et Europe 1, le candidat à sa réélection aux législatives à Lille a dénoncé le « déchaînement de haine de la presse de droite » qui est selon lui « le meilleur des sondages ».

La vérité sur M. Mélenchon

lepoint.fr par Erwan Seznec 
Ce n'est qu'un détail dans la tempête qui secoue la gauche, mais il est révélateur. Lorsque le PS a noué son accord pour les législatives de juin avec les Insoumis ce 4 mai, le texte a été approuvé par le Conseil national du parti , à la composition savamment réfléchie : 292 membres, dont 204 élus par le congrès socialiste, des secrétaires départementaux, des parlementaires, etc. Du côté de La France insoumise, l'accord a été validé par Jean-Luc Mélenchon, et personne d'autre. Le leader de LFI, qui n'a pas souhaité répondre à nos questions, pas plus que ses proches, avait envoyé en délégation le premier cercle de ses fidèles : les députés Mathilde Panot, Adrien Quatennens et Éric Coquerel, le député européen Manuel Bompard, assistés de Clémence Guetté, coordinatrice du programme présidentiel, ainsi que de Paul Vannier, le « Monsieur élections » chargé des législatives. Ces négociateurs ont rendu compte à leur chef, point. Rien ne les obligeait à consulter les militants, qui n'ont aucun droit à La France insoumise. L'adhésion, possible en quelques clics, est une marque d'engagement à sens unique. Le parti ne promet rien, et surtout pas la démocratie interne. Les instances de débat et les structures locales n'existent pas, les élus locaux ne pèsent rien. Le parti tient une seule ville de taille significative, Faches-Thumesnil, aux environs de Lille, 18 100 habitants.

15/05/2022

Une meilleure mondialisation pourrait renaître des cendres de l'hyper-mondialisation by Dani Rodrik - Project Syndicate

elerian148_ISHARA S. KODIKARAAFP via Getty Images_srilankaprotest Source project-syndicate.org by Dani Rodrik

Gérard Araud – Lettre d’un vieux diplomate à un jeune président

Emmanuel Macron lors de la ceremonie d'investiture le 7 mai 2022 au palais de l'Elysee.

Gérard Araud – Lettre d'un vieux diplomate à un jeune président réélu https://www.lepoint.fr/tiny/1-2475635 #International via @LePoint 
 

CHRONIQUE. Monsieur le Président de la République, permettez que je vous donne quelques conseils, non de politique étrangère, mais de diplomatie.

Photo Emmanuel Macron lors de la cérémonie d'investiture le 7 mai 2022 au palais de l'Élysée. © GONZALO FUENTES / POOL / AFP