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9/22/26

WTI, Brent, Dubai : La guerre cachée des indices qui régit le prix de votre plein

C'est le grand retour de la corrélation la plus redoutée des gouvernements : celle qui mène directement de la pompe à essence aux urnes. Alors que le prix du litre frôle de nouveaux sommets en ce mois de septembre 2026, le débat public s'enflamme à nouveau. Faut-il baisser les taxes ? Si oui, pour qui ? Pour l'ouvrier contraint de prendre sa voiture pour aller au travail, pour les déplacements de loisir ou pour le cadre urbain qui remplit le réservoir de sa BMW ?

Pour comprendre cette équation explosive, il faut regarder à la fois sous le capot de notre fiscalité, dans les rouages secrets de l'industrie pétrolière et à l'autre bout du monde, là où se joue la guerre du brut.

9/8/26

La Transition Énergétique au Piège des Limites Physiques : Du Mirage des Réserves Pétrolières à la Réalité du Cuivre

 La Transition Énergétique au Piège des Limites Physiques : Du Mirage des Réserves Pétrolières à la Réalité du Cuivre

Le débat public autour de la transition énergétique souffre d’un angle mort persistant : la confusion entre la volonté politique et la réalité géologique. Pour planifier l’avenir, les gouvernements s’appuient souvent sur des bilans comptables officiels qui masquent la fragilité de nos approvisionnements en ressources. Qu’il s’agisse du déclin du pétrole ou de la course aux métaux critiques comme le cuivre, les limites de la physique et de l'énergie finissent toujours par s'imposer aux modèles économiques.

9/6/26

Et si les « fourmis » françaises avaient raison face à la sacro-sainte croissance ?


On nous le répète à longueur de journaux télévisés et de rapports d'experts : le taux d’épargne des Français est « trop élevé ». Avec près de 18 % de notre revenu disponible mis de côté, nous serions des freins à la reprise, des coupables idéals bloquant la machine économique. En face, le modèle américain, où l'épargne plafonne à un maigre 3 %, est souvent érigé en exemple d’un dynamisme à toute épreuve.

Mais ce constat soulève une question fondamentale qui me chagrine profondément : pourquoi devrions-nous absolument tout sacrifier sur l'autel de la sacro-sainte croissance ?

5/10/26

En plein choc énergétique, une conférence internationale en Colombie pour sortir des fossiles


Devant l'impuissance des conférences climat de l'ONU à permettre aux sociétés de s'émanciper du pétrole, la Colombie réunit, du 24 au 29 avril à Santa Marta, plus d'une cinquantaine de pays favorables à accélérer la décarbonation de nos économies. La guerre au Moyen-Orient double l'urgence climatique d'une urgence de sécurité énergétique pour les États. Et donne à cette conférence toute son acuité. Suite.

2/27/26

L'impact économique réel des énergies propres

Lors d'un voyage en Europe la semaine dernière, Chris Wright, le secrétaire américain à l'Énergie nommé par Donald Trump, a appelé l'Agence internationale de l'énergie (AIE) à passer des énergies propres aux énergies fossiles. Lors d'une réunion au siège parisien de l'organisme intergouvernemental dédié à la sécurité énergétique mondiale, Wright a évoqué « l'illusion destructrice » de l'engagement de l'AIE à réduire massivement les émissions de gaz à effet de serre provenant des combustibles fossiles. Suite.

2/14/26

Aux États-Unis, les vents du « backlash » climatique redoublent d’intensité

Le président Trump a annoncé l’abrogation de l’Endangerment Finding, un texte de l’Agence environnementale américaine (EPA) à la base de toutes les régulations fédérales concernant les émissions de gaz à effet de serre (GES) du pays. Après le retrait de l’accord de Paris et des institutions internationales traitant du climat, c’est un renforcement du backlash climatique qui souffle sur les États-Unis. Suite.

11/22/25

Qu'est ce que l'énergie? définition, sources, formes, mesures

Le terme « énergie » recouvre des réalités diverses et désigne une capacité à agir, quels qu’en soient les modes : mettre en mouvement, chauffer, comprimer, éclairer, sonoriser, transmettre une information, etc.En physique, l'énergie est définie comme la capacité d’un système à produire un travail, transférer de la chaleur ou provoquer un changement d’état ou de mouvement. Suite.

7/3/25

Si les Etats-Unis ne dépendent plus du pétrole du Moyen-Orient, pourquoi restent-ils dans la région ?


Entretien Les Etats-Unis continuent d'intervenir au Moyen-Orient alors qu'ils ne sont plus dépendants de cette région pour leur énergie, le professeur d'économie politique Adam Hanieh, l'un des grands spécialistes de l'histoire de l'or noir, nous explique pourquoi..

11/30/24

Énergie : en Allemagne, la grande désillusion

 Pour compenser le manque de fiabilité des énergies décarbonées et éviter l’effondrement de son réseau, l’Allemagne est contrainte d'importer de l'énergie et d’augmenter ses capacités fossiles.

5/23/24

Comment TotalEnergies et la diplomatie française travaillent main dans la main


« TotalEnergies, un centenaire chahuté » (2/4). Le groupe pétrolier français embauche des diplomates aguerris dans sa direction du lobbying. Une pratique qui met en lumière les contradictions du Quai d’Orsay, notamment sur la question climatique. 
Suite le Monde 

4/19/24

La Teste-de-Buch : puits de pétrole à Cazaux : la goutte de trop ?

Reportage  La société canadienne Vermilion a prévu de forer huit nouveaux puits de pétrole dans la forêt de la Teste-de-Buch, en Gironde. Si le projet a reçu un avis favorable après l’enquête publique, les associations et les élus écologistes dénoncent un « non-sens », la France ayant prévu de stopper l’exploitation des hydrocarbures d’ici 2040.  Suite...


3/25/24

Energie nucléaire et production d'électricité

  
nucleairelogo.JPGL'emploi de l'énergie nucléaire à des fins civiles et militaires est un sujet clivant. La France a choisi, dès 1958 sous la présidence du Général de Gaulle, de doter notre pays de l'arme atomique pour assurer sa défense en cas d'attaque par un état extérieur, à l'époque l'Union Soviétique; Je veux maintenant parler de l'énergie nucléaire pour la production d'électricité, sans prendre parti "pour ou contre" puisqu'il s'agit d'un sujet de société très clivant, tant sur le plan technique que politique. Suite...

2/10/24

Le trilemme énergétique du Conseil Mondial de l’Énergie

Le Conseil Mondial de l’Énergie (CME) se définit aujourd’hui comme « Le réseau mondial pour l’Énergie» dont l’objectif est de promouvoir l’approvisionnement et l’utilisation durables de l’énergie pour le plus grand bénéfice de tous. Son ambition, précise-t-il, est « d’accélérer les trajectoires énergétiques à zéro carbone net, d’offrir de meilleures vies et moyens de subsistance à tous et de garantir une planète plus saine pour les générations futures ».  Suite... 

1/21/24

Climat : la justice norvégienne donne raison aux ONG contre l’Etat

Le verdict, prononcé par le tribunal d’Oslo, jeudi 18 janvier, en fin de journée, est implacable. Saisie par la branche norvégienne de Greenpeace et l’association Natur og ungdom (Nature et jeunesse), la justice invalide les permis d’exploitation des champs pétroliers et gaziers de Breidablikk – en activité depuis octobre 2023 –, Yggdrasil et Tyrving – toujours en développement –, situés en mer du Nord. L’Etat est condamné pour ne pas avoir réalisé d’étude préalable sur l’impact climatique de ces projets avant de donner son feu vert.

1/1/23

Regardez "CRISE CLIMATIQUE ET ÉNERGÉTIQUE : REGARDER LA VÉRITÉ EN FACE - Jean-Baptiste Fressoz" sur YouTube

 Jean-Baptiste FRESSOZ est historien des sciences, des techniques et de l'environnement, ainsi que chercheur au CNRS. Il s'intéresse particulièrement à la question de la transition énergétique, qui selon lui est largement mystifiée, et empêche de comprendre le bourbier dans lequel nous sommes plongés avec la crise environnementale. En juin 2022, la France souffrait d'une canicule hors du commun, et très précoce. Dans le même temps, le dernier rapport du GIEC nous alertait sérieusement sur la catastrophe à venir.

12/9/22

Ensemble des énergies - Bilan énergétique de la France

Le diagramme de Sankey, communément utilisé pour représenter des bilans énergétiques, retrace l’ensemble des flux (approvisionnement, transformation, consommation, y compris les pertes) sous forme de flèches de largeur proportionnelle à la quantité d’énergie:

P : production nationale d’énergie primaire ; DS : déstockage ; I : solde importateur.
 
 
Energie primaire
  1. Pour obtenir la consommation primaire, il faut déduire des ressources primaires le solde exportateur d’électricité ainsi que les soutes maritimes et aériennes internationales.
  2. Y compris énergies marines, hors accumulation par pompage.
  3. Énergies renouvelables thermiques (bois, déchets de bois, solaire thermique, biocarburants, pompes à chaleur, etc.).
  4. L’importance des pertes dans le domaine de l’électricité tient au fait que la production nucléaire est comptabilisée pour la chaleur produite par la réaction, chaleur dont les deux tiers sont perdus lors de la conversion en énergie électrique.
  5. Usages non énergétiques inclus. Pour le charbon, les produits pétroliers raffinés et le gaz naturel, la décomposition de la consommation finale en usages énergétiques et non énergétiques est indiquée entre parenthèses.
Champ : France entière (y compris DROM). Source : SDES, Bilan énergétique de la France
 
Nota: les chiffres publiés par l'AIE sont en terraJoules (1TJ=3600TWh); ils sont donc 3600 fois plus élevés. Donc des millions au lieu de milliers. Et une autre unité est utilisée par l'Insee: la tonne equivalent pétrole.tep. 1tep=41868Joules= 11.6MWh
 

12/8/22

Agence internationale de l'énergie Europe: Europe Total energy supply, 2020

Agence internationale de l'énergie; consommation énergie Europe dont France
 
Il s'agit d'énergie primaire: les chiffres sont donnés en teraJoules. 1 terraJoule = 3600 terraWattheure, donc diviser ces chiffres par 3600 permet de se  référer aux données sur l'énergie en France 2020 que voici 
 

Bilan énergétique de la France | Chiffres clés de l'énergie - Édition 2021

 À la suite de la mise en place du programme nucléaire, la production française d'énergie primaire est passée de 514 TWh en 1973 (dont 9 % de nucléaire) à 1 423 TWh en 2020 (dont 75 % de nucléaire). Elle est en baisse de 8,7 % en 2020 par rapport à 2019, ce qui s’explique par le recul de la production nucléaire (- 11,3 %, à 1 072 TWh), affectée par de nombreuses indisponibilités au sein du parc, le contexte pandémique ayant entraîné des retards dans les maintenances programmées, et également, dans une moindre mesure, par la fermeture de la centrale de Fessenheim.

Énergie: la tempête parfaite - Telos par Elie Cohen

Prix stratosphériques de l’énergie, pénuries locales de gaz et rationnement de l’accès à l’électricité, reprise des délocalisations industrielles, investissements hâtifs dans des unités de GNL… Rarement de tels bouleversements intervenus dans un secteur critique de l’économie ont eu lieu en un si bref laps de temps. Et dès lors le débat public résonne de propos définitifs. La hausse des prix ? c’est la faute à l’Ukraine, à Bruxelles, à Macron… La solution ? la relance du nucléaire, la limitation politique du prix du gaz selon le schéma ibérique, la réforme de la régulation européenne… Comme si les horizons temporels pouvaient être abolis et que l’on pouvait effacer l’héritage de vingt-cinq ans de politiques inappropriées.  
 

Le changement qui vient...Sobriété : pas besoin de devenir amish

Source Alternatives économiques Antoine de Ravignan

[Sobriété, ça va faire mal ?] Réduire de moitié nos émissions de gaz à effet de serre en 2030 implique d'importants efforts de sobriété. Mais cela ne signifie pas une vie austère, ni même une décroissance du PIB.

« Je suis pour une société écologique, mais je ne suis pas pour une société amish », avait lancé Emmanuel Macron en novembre 2016. Bis repetita en septembre 2020, à propos des critiques de la 5G : « Je ne crois pas que le modèle amish permette de régler les défis de l'écologie contemporaine. » Le modèle amish ne faisant pas vraiment partie des options sérieusement discutées, la phrase relevait plutôt du procédé rhétorique consistant à caricaturer pour discréditer. Elle pouvait se traduire par le mot de George Bush en 1992 lors du Sommet de la Terre : « Notre mode de vie n'est pas négociable. » Corollaire : les réponses techniques permettront de régler les défis de l'écologie.