16/05/2020

Aux États-Unis, les énergies renouvelables en passe de supplanter le charbon

Pour la toute première fois, l’électricité verte devrait dépasser celle qui est produite à base de charbon aux États-Unis. Une minirévolution liée en partie à la pandémie et qui constitue une bonne nouvelle pour le climat.
Selon les dernières projections  gouvernementales, pour la toute première fois aux États-Unis, “l’électricité produite à partir de sources d’énergie renouvelables pourrait dépasser cette année celle produite par les centrales à charbon”, souligne le New York Times
Une mini-révolution “liée en partie à la pandémie de Covid-19 et qui pourrait avoir d’importantes implications pour la lutte contre le changement climatique”.
Il y a dix ans, cela aurait semblé “tout bonnement inimaginable, alors que près de la moitié de l’électricité produite aux États-Unis provenait de centrales à charbon”, explique le quotidien.
Et ce bouleversement intervient alors même que “depuis trois ans l’administration Trump multiplie les mesures pour tenter de raviver l’industrie du charbon en baissant notamment les seuils de pollution autorisés pour les centrales à charbon”.

Des énergies renouvelables plus abordables

Le dernier rapport de l’Energy Information Administration, l’institut gouvernemental américain chargé des statistiques sur l’énergie, estime en effet que “la consommation de charbon devrait chuter d’un quart cette année et que les centrales à charbon ne devraient produire que 19 % de l’électricité du pays, chutant pour la première fois derrière la production d’électricité nucléaire ainsi que celle qui est issue des énergies renouvelables” (éolien, solaire, barrages hydroélectriques, énergie géothermique et biomasse).

Le quotidien new-yorkais souligne également que “depuis 2010 le coût de construction des grandes fermes éoliennes a baissé de 40 % tandis que celui des installations solaires a chuté de 80 %”. Qui plus est, le prix du gaz naturel “a dévissé en raison du développement de l’exploitation du gaz de schiste”.

Alors qu’“usines, commerces, restaurants et immeubles de bureaux ont dû fermer leurs portes pour freiner l’épidémie de Covid-19, la demande en électricité a considérablement baissé”, ce qui a entraîné la fermeture temporaire ou permanente de certaines centrales à charbon. Dans cette conjoncture, “il revient en effet beaucoup plus cher de faire fonctionner les centrales à charbon que les centrales thermiques au gaz naturel ou que celles qui utilisent des énergies renouvelables”, explique le New York Times.

Source: Courrrier International

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