
Lire...
Plus...Sur les sujets de société et de civilisation en France et dans le monde; et tout ce qui me passe dans la tête...

Lire...
Plus...
Après les laborieuses discussions que l’on sait, l’Etat s’est enfin doté d’un budget pour 2026, adopté par l’Assemblée, le 2 février dernier, à la suite de l’engagement de la responsabilité du gouvernement. Le déficit des administrations publiques est annoncé à 5% du PIB, en légère baisse, obtenue par des hausses d’impôts. Pas la moindre trace d’une économie réelle (aucune baisse des dépenses en valeur absolue). 
Le contexte économique va engendrer une hausse durable de la dette publique, dont la soutenabilité passera forcément par diverses formes de fiscalité.
Après la crise du Covid, avec la guerre en Ukraine, avec la transition énergétique, les dépenses des pays de l'OCDE vont fortement et durablement s'accroître. Il s'agit de dépenses militaires, de dépenses de santé, de dépenses pour la transition énergétique, pour la réindustrialisation, l'éducation et la formation… Il faut donc s'attendre à des déficits publics beaucoup plus élevés que ce qui avait été auparavant anticipé. En 2022, le déficit public devrait rester voisin de 5 % du PIB aux États-Unis et de 5 % du PIB dans la zone euro (où on s'attendait à 3,8 % du PIB).
Le salaire moyen net par équivalent temps plein a progressé en moyenne et en euros constants de 0,3 % par an dans la fonction publique d’Etat (FPE) et dans la fonction publique territoriale (FPT) de 2007 à 2019. Son évolution a été négative (- 0,2 %) dans la fonction publique hospitalière (FPH). Dans le secteur privé, il a progressé en moyenne de 0,5 % par an. Suite via Fipeco François Ecalle
Salaires, impôts, retraite, transition énergétique… Chaque proposition devrait être accompagnée d’une analyse de ses effets macroéconomiques.
La campagne pour l'élection présidentielle en France en 2022 a fait apparaître un grand nombre de propositions de politique économique (qui concernent les salaires, la fiscalité, les dépenses publiques, les retraites, les inégalités, la transition énergétique…). Mais ces propositions sont le plus souvent analysées de manière isolée sans tenir compte de leurs effets sur l'équilibre économique, c'est-à-dire sur le bouclage macroéconomique, à court terme et à long terme.

En ce jour d'élection présidentielle où toute spéculation politique serait malvenue, on nous permettra d'émettre, en toute modestie, une idée qui devrait utilement inspirer ceux et celles qui auront à conduire le nouveau quinquennat. Une idée toute simple qui nous a sauté aux yeux – qu'on nous pardonne cette notation personnelle – après une intervention chirurgicale en ambulatoire dans un hôpital parisien. Une bonne dizaine de personnes avaient été ainsi mobilisées, de l'accueil administratif à la salle de réveil, mais l'on pouvait quitter les lieux sans du tout savoir ce qu'avait coûté cette journée d'hôpital. Au patient que j'étais, rien. Mais à la Sécu, à l'État ? Pas la moindre idée.
