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Après les laborieuses discussions que l’on sait, l’Etat s’est enfin doté d’un budget pour 2026, adopté par l’Assemblée, le 2 février dernier, à la suite de l’engagement de la responsabilité du gouvernement. Le déficit des administrations publiques est annoncé à 5% du PIB, en légère baisse, obtenue par des hausses d’impôts. Pas la moindre trace d’une économie réelle (aucune baisse des dépenses en valeur absolue). 
Salaires, impôts, retraite, transition énergétique… Chaque proposition devrait être accompagnée d’une analyse de ses effets macroéconomiques.
La campagne pour l'élection présidentielle en France en 2022 a fait apparaître un grand nombre de propositions de politique économique (qui concernent les salaires, la fiscalité, les dépenses publiques, les retraites, les inégalités, la transition énergétique…). Mais ces propositions sont le plus souvent analysées de manière isolée sans tenir compte de leurs effets sur l'équilibre économique, c'est-à-dire sur le bouclage macroéconomique, à court terme et à long terme.

En ce jour d'élection présidentielle où toute spéculation politique serait malvenue, on nous permettra d'émettre, en toute modestie, une idée qui devrait utilement inspirer ceux et celles qui auront à conduire le nouveau quinquennat. Une idée toute simple qui nous a sauté aux yeux – qu'on nous pardonne cette notation personnelle – après une intervention chirurgicale en ambulatoire dans un hôpital parisien. Une bonne dizaine de personnes avaient été ainsi mobilisées, de l'accueil administratif à la salle de réveil, mais l'on pouvait quitter les lieux sans du tout savoir ce qu'avait coûté cette journée d'hôpital. Au patient que j'étais, rien. Mais à la Sécu, à l'État ? Pas la moindre idée.