Dans un réseau fortement décentralisé et concurrentiel, les investisseurs sont incités à privilégier l'efficacité à la résilience. Cette dynamique a engendré une économie mondiale extrêmement fragile, en raison de points de défaillance uniques qui dépassent largement le cadre de goulets d'étranglement géographiques tels que le détroit d'Ormuz.
Économiste, notamment passé par la Réserve fédérale de New York et la Banque d'Angleterre, Adam Posen dirige l'un des laboratoires d'idées les plus influents de Washington et donc du monde : le Peterson Institute for International Economics. De l'administration Biden à la Banque centrale européenne de Christine Lagarde, la voix de ce titulaire d'un doctorat à Harvard est très écoutée au sein de l'élite économique. Alors quand il a publié récemment une contribution à la revue Foreign Affairs intitulée « Est-ce la fin de la mondialisation ? » en répondant à cette question par l'affirmative, tout le monde a retenu son souffle. Le Point s'est entretenu avec lui en exclusivité.




NEW HAVEN – The widely acclaimed globalization of the post-Cold War era is now running in reverse. A protracted slowdown in global trade has been reinforced by persistent pandemic-related supply-chain disruptions, ongoing pressures of the US-China trade war, and efforts to align cross-border economic ties with geostrategic alliances (“friend-shoring”). These developments tighten the noose on China, arguably the country that has been the greatest beneficiary of modern globalization.