28/04/2020

Airbus vole vers la faillite. Du sommet à la chute en 2 mois !

 
source midilibre.fr

Aéronautique : la direction d'Airbus inquiète pour la survie du constructeur européen

L'impact de la crise du coronavirus se dessine sombrement, selon la direction de l'avionneur. Qui demande à ses 135 000 salariés de se préparer à des coupes plus importantes que prévu, car la survie du groupe est menacée. Il avait déjà abandonné la création d'une nouvelle ligne d'assemblage de l'A321 NEO à Toulouse.
C'est un courrier qui vient décrire un sombre horizon pour l'une des entreprises phares de l'économie française. Celui que Guillaume Faury, le président exécutif d'Airbus, a adressé à son personnel, vendredi, dans lequel il indique que l'avionneur européen "perd de l'argent à une vitesse inédite" et qu'une baisse d'un tiers ou plus de la production ne constitue pas le pire des scénarios. Une annonce alors que l'entreprise célèbre ce lundi le premier vol de l'A380, en 2005.

Airbus en discussions avec plusieurs gouvernements

Le groupe aéronautique et de défense a commencé à mettre en place des mesures de chômage partiel pour 3 000 salariés en France, financées par l'Etat. Il a également annoncé lundi la mise en chômage partiel de 3 200 salariés à Broughton, au Pays de Galles, où il assemble des ailes pour ses avions. "Mais il se peut que nous devions prévoir des mesures supplémentaires, a écrit Guillaume Faury dans cette lettre, ajoutant : la survie d'Airbus est en jeu si nous n'agissons pas maintenant."
Le constructeur a réduit sa production d'avion commerciaux d'un tiers. Il ne fabrique plus que 40 A320, 2 A330 et 6 A350 par mois. Seul l'A220 n'est pas impacté pour le moment. D'après des sources proches du dossier, Airbus est également en intenses discussions avec plusieurs Etats en Europe sur les différents plans d'aide au secteur. Mais un plan de restructuration du type de Power8, qui avait entraîné la disparition de 10 000 postes à partir de 2007, n'est pas exclu.

Les syndicats craignent de nombreuses suppressions de postes

Sollicité par Reuters, à l'origine de la divulgation de la lettre, Airbus s'est refusé à tout commentaire. Mais pas les représentants syndicaux du groupe. Ainsi, Xavier Petrachi, délégué CGT, estime que "ce courrier préparait les esprits à un plan structurel de grande ampleur de même niveau que Power8. Lors de Power8, il y a eu 5 000 suppressions d’emplois sans licenciement en interne et 5 000 suppressions d’emplois dans la sous-traitance."
Nous refuserons toutes mesures drastiques sur l'emploi comme des licenciements secs
"Dans toute crise, les grands groupes trouvent l'opportunité de réduire leurs coûts de structure. Il faut garder la tête froide. C'est une crise grave mais dont nous mesurerons l'impact dans quelques semaines et quelques mois, à l'été, quand on verra quelles compagnies ont tenu le coup et lesquelles ont coulé, commente de son côté Jean-François Knepper, délégué syndical central FO. Nous sommes prêts à négocier socialement pour partager le travail entre les salariés mais nous refuserons toutes mesures drastiques sur l'emploi comme des licenciements secs."

Le cours de bourse a perdu 2,43% ce lundi

Pour Howard Wheeldon, spécialiste de l'aéronautique, la lettre d'Airbus montre qu'il est peu probable que les commandes se redressent dans un proche avenir. Ce que la bourse également intuite. À Paris, l'action Airbus reculait de 3,36% à 50,64 euros à quelques minutes de la clôture, signant l'une des plus fortes baisses du CAC 40. Elle a finalement clos à -2,43%.
L'entreprise doit publier ses résultats du premier trimestre mercredi, alors que la pandémie de coronavirus a mis les compagnies aériennes en grandes difficultés et provoqué pratiquement une interruption des livraisons depuis la mi-mars.

Boeing dans un cycle infernal

De son côté, Boeing continue d'enchaîner les mauvaises nouvelles. On connaît la situation du 737 MAX8, l'arrêt du programme 747, les ventes des long-courriers en berne. Samedi, l'entreprise a annoncé sa décision de renoncer au rachat du département aviation civile du Brésilien Embraer, malgré l'accord initial et, lundi, la nécessité d'un second prêt de la part de l'Etat américain. Boeing a déjà reçu environ 17 milliards de dollars via un plan de sauvetage titanesque approuvé fin mars.
Sans Embraer, Boeing renonce à refaire jeu égal avec Airbus https://t.co/8oH71CnVut
— Les Echos (@LesEchos) April 27, 2020
 Toutes les compagnies aériennes sont en grande difficulté: Luftansa,  SAS, EasyJet, RyanAir...

Autre article: Charles Sannat: AirBus vole vers la failliet. 

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