L'impuissance suicidaire de l'Europe face à la crise de la Covid
La zone euro est plus vulnérable que jamais, et avec elle l’UE dans son ensemble. Nous avions jusqu’ici souligné les mécanismes endogènes qui la fragilisent : notamment les forces de divergence que renforce un régime de monnaie unique sans transferts budgétaires suffisants pour permettre à la périphérie de recoller au cœur ; l’incapacité des économies à produire une synergie positive de croissance, un véritable partenariat de production et d’innovation, prises dans le jeu d’une concurrence fiscale et sociale fratricide ; et bien sûr un carcan de règles qui limitent le pouvoir de réaction d’économies frappées de façon très asymétriques par les chocs de l’économie mondiale.






Europe has not been doing well. Just this year, GDP per capita for the Eurozone as a whole finally returned to pre-crisis levels. It is claiming victory in Spain—even though unemployment remains near 20% and youth unemployment is more than twice that—simply because things are better today than they have been since the euro crisis began a half decade ago. Greece remains in a severe depression. Growth for the Eurozone over the past year has been an anemic 1.6%, and that number is twice the average growth rate from 2005 to 2015. Historians are already speaking of the Eurozone’s lost decade, and it’s possible they’ll soon be writing about its last decade, too.
Le
projet euro en tant que tel est inopérant et incohérent dans sa forme
actuelle», affirme l’économiste allemand et «père de l’euro» Otmar
Issing.