La crise dans laquelle est enlisée notre démocratie parlementaire a deux faces. La première, visible, est l’affaiblissement du système politique, pris entre la puissance des extrêmes et la difficulté des partis de gouvernement, partagés en trois blocs, à s’entendre tout en marquant leurs différences. Mais il existe aussi une face cachée de la crise politique : la faiblesse persistante de la démocratie sociale, qui reporte tout le poids des réformes sur des décideurs politiques de moins en moins à même d’assumer seuls cette responsabilité. Pierre Rosanvallon, historien et
sociologue, est un spécialiste de la démocratie. À ce titre, il
s’intéresse aux relations entre gouvernants et gouvernés, et à la
difficulté pour ces derniers d’être effectivement représentés. Suite ...


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