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9/6/26

Et si les « fourmis » françaises avaient raison face à la sacro-sainte croissance ?


On nous le répète à longueur de journaux télévisés et de rapports d'experts : le taux d’épargne des Français est « trop élevé ». Avec près de 18 % de notre revenu disponible mis de côté, nous serions des freins à la reprise, des coupables idéals bloquant la machine économique. En face, le modèle américain, où l'épargne plafonne à un maigre 3 %, est souvent érigé en exemple d’un dynamisme à toute épreuve.

Mais ce constat soulève une question fondamentale qui me chagrine profondément : pourquoi devrions-nous absolument tout sacrifier sur l'autel de la sacro-sainte croissance ?

Climat: sur les canicules, les conséquences et la reconversion de notre économie | Dominique Méda sociologue


Malgré les souffrances et les dégâts qu’ils ont provoqués, les événements météorologiques de l’été ont eu un effet essentiel : enfin, les médias commencent à s’intéresser à la question du dérèglement climatique ; enfin, la réalité des conséquences de celui-ci se fait sentir dans notre chair ; enfin, l’immigration et la dette ne sont plus les seuls sujets brûlants du débat public.

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9/2/26

L’étrange défaite agricole


En ce début d’été 2026, l’évidence s’impose : l’agriculture française a raté le train de la conversion climatique et écologique. Non pas que l’information manquait, ni qu’elle n’ait pas largement diffusé auprès des élites et du grand public. Bien au contraire, les conditions météorologiques actuelles étaient prévues depuis au moins 25 ans. Loin d’être exceptionnelles, elles vont même devenir la norme d’ici une vingtaine d’années. Météo-France en particulier alerte depuis des décennies sur l’abaissement régulier de l’humidité moyenne estivale des sols depuis les années 1980 et sur la survenue d’évènements de plus en plus précoces et de plus en plus marqués de sécheresse majeure. Lire |  Daniel Gilbert

9/1/26

Trois propositions nationales pour adapter notre agriculture au changement climatique | Serge Zaka sur LinkedIn

Serge Zaka pense que l’on peut désormais affirmer que la France traverse la plus grandes catastrophe agricole nationale depuis 1945. Sans aide publique, 30000 à 35000 exploitations pourraient se retrouver en situation de faillite, soit près de 10 % des exploitations agricoles françaises. C’est monstrueux.

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8/28/26

Coulée de boue dévastatrice au Népal : qu’est-ce qui est à l’origine de cette catastrophe ?


La récente fonte catastrophique des glaciers et les inondations soudaines survenues le long de la frontière entre le Népal et le Tibet ont attiré l'attention internationale sur la manière dont la crise climatique déstabilise la géographie des hautes montagnes de l'Himalaya.  Le Népal compte 8 sur 14 des plus hauts sommets du monde de plus de 8000m.
D'éminents experts et organisations climatiques népalaises (comme l' ICIMOD basée à Katmandou)  ont passé des années à avertir avec véhémence le gouvernement du Népal que la planification urbaine du XXe siècle ne tient pas compte des réalités climatiques modernes.  Voici mon article sur le sujet que je partage avec vous.

8/27/26

Le nombre de vagues de chaleur en France s'accélère fortement depuis les années 2000,

Les chiffres clés de Météo-France
  • Hausse spectaculaire : Plus de deux tiers des vagues de chaleur enregistrées depuis 1947 se sont produites depuis le début des années 2000.
  • Fréquence : Sur plus de 50 épisodes recensés depuis le début des relevés en 1947, la majorité écrasante a eu lieu au cours des deux dernières décennies.
  • Indicateur : Météo-France s'appuie sur un indicateur thermique national mesuré à partir de 30 stations de référence pour qualifier ces vagues de chaleur.

8/7/26

Canicules, sécheresse, incendies... "C'est ce que nous avions prévu", Jean Jouzel ancien vice-président du conseil scientifique du Giec


Les vagues successives de chaleur en France, la sécheresse et les incendies ces dernières semaines, "c'est ce que nous avions prévu au cours des dernières décennies", souligne jeudi 6 août sur franceinfo Jean Jouzel, paléoclimatologue et ancien vice-président du conseil scientifique du Giec (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat, créé en 1988 par l'ONU).

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8/3/26

IA, climat, cancer… «Il faut arrêter d’avoir peur de tout» | Nicolas Bouzou


L’économiste Nicolas Bouzou signe un manuel de résistance contre la culture du pessimisme. Climat, robots, IA, travail, avenir, santé… Il faudrait arrêter de croire que tout va mal.

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7/29/26

Incendie de forêt en Gironde | Jean-Marc Jancovici

Ce qui se déroule actuellement dans le Sud Ouest peut susciter la colère, l'abattement, la tristesse,  
la sidération, la peine, la compassion, voire l'admiration (pour les personnes qui se mobilisent), mais il y a un sentiment qui n'est hélas pas de mise : la surprise.
Cela fait des décennies qu'il est connu que le réchauffement climatique augmentera le risque d'incendie. Les modélisations disponibles pour la France montrent que, après 2050, la quasi totalité du territoire sera autant à risque que les Landes au début du siècle (et Fontainebleau l'illustre).

7/16/26

Magali Reghezza-Zitt, spécialiste du climat : « Aucun dirigeant ne peut dire “je ne savais pas”, ou alors il est incompétent »


Entretien Alors qu’une partie de la droite met en cause les scientifiques, la géographe Magali Reghezza-Zitt, spécialiste de la résilience et l’adaptation au changement climatique et auteure de « Bienvenue en 2055. Dans un monde neutre en carbone » (Seuil), pointe la défaillance des politiques « enclins au statu quo ».  Suite.

7/11/26

Le réchauffement climatique n'est pas une « arnaque ». C'est un fait.

Entendre qualifier le réchauffement climatique de "plus grande supercherie de l'histoire" ou de simple "arnaque" peut prêter à sourire, si les conséquences n'étaient pas si graves. En tant qu'ingénieur et homme de terrain, j'ai appris qu'on ne discute pas avec les faits : ils s'imposent à nous. Et que nous disent les données rigoureuses du CNRS et les observations de nos glaciers ? Que notre machine climatique s'accélère à un rythme inédit depuis 100 000 ans. Mais la science ne fait pas que dresser un constat alarmant ; elle nous donne des leviers précis. Cet après-midi, je vous propose de balayer le bruit médiatique pour nous concentrer sur la réalité des chiffres, la physique du climat, et surtout, sur ce qu'il est encore techniquement et économiquement possible de faire pour infléchir la courbe. »


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Pour aller plus loin : Retrouvez mes billets sur le changement climatique dans mon blog ; et explorez l'ensemble de mes travaux et archives documentées sur mes fils RSS et sur mon site web.

7/9/26

Canicule? pire Sécheresse!

Le béton oublie vite. La terre, elle, s'en souvient.

Pendant que les villes étouffent sous le bitume et cherchent le salut dans la climatisation, un autre drame, bien plus silencieux et profond, se joue sous nos yeux. 2026 ne sera pas seulement l'année d'un été trop chaud dont les citadins oublieront la fournaise dès les premiers frimas. Ce sera l'année de la grande rupture pour le vivant.

6/29/26

Canicule à 40°: Pour ou contre la climatisation?

Temps de lecture estimé : 2 minutes

Carte vigilance canicule France

En ce mois de juin 2026, la canicule s'installe lourdement sur notre région et sur toute la France. Face au thermomètre qui frôle ou dépasse les 40°C, une question d'apparence banale s'est invitée de manière virulente dans le débat politique et médiatique : la climatisation est-elle devenue un marqueur idéologique, voire l'apanage des "réacs" ?

C'est l'objet d'une excellente analyse publiée aujourd'hui sur la plateforme Telos par le politologue Olivier Costa (CNRS, Sciences Po). Loin des caricatures stériles entre dogmatisme écologiste et insouciance consumériste, il nous invite à aborder ce sujet sous l'angle du pragmatisme technique et de la santé publique.

6/28/26

Pétition: Exigeons une loi d’urgence pour empêcher l’hécatombe climatique

Les hôpiaux sont submérgés, les morts se multiplient, la canicule tue. C'est le moment d'exiger une loi d'urgence pour empêcher l'hécatombe. Signez cette pétitions et partagez la massivement.

6/22/26

Changement climatique; s'adapter et comment; par Jean-Marc Jancovici..


S'adapter au réchauffement climatique : c'est peut-être une pensée qui vient un peu plus souvent à l'esprit pour quelques personnes dans notre pays (enfin en métropole) depuis quelques jours. S'adapter, qu'est-ce que cela signifie ? A l'évidence, ce n'est pas faire disparaître le réchauffement climatique. Ce dernier va malheureusement continuer à s'amplifier tant que les émissions mondiales de gaz à effet de serre ne seront pas devenues nulles, à cause de la très grande stabilité du CO2 une fois dans l'air.

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6/17/26

Changement climatique et environnementalisme déniés


La catastrophe qui tarde : pourquoi les humains semblent‑ils vivre mieux sur une planète qui se dégrade ? Publié par "the convesation": 11 juin 2026, 11:37 CEST
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11/15/25

Cop30 Belem Brazil: Understanding carbon emissions

As world leaders gather in Brazil for the UN's annual climate conference, the heat is on to find solutions to the rising global temperatures wreaking havoc across the world. Thirty years since the first COP event in Berlin sounded the climate alarm, emissions are reaching new highs. Here's the breakdown of how much global warming has already changed the planet. #1 Which regions emit the most CO2?. Next.

6/2/25

Après les inondations catastrophiques en Allemagne en 2024, voici la grande séchesse en 2025

Il existe un vieux dicton allemand : « Un mois de mai frais et humide remplit les granges et les tonneaux du fermier. » Mais cette année, aucune pluie n’est en vue. Il fait beaucoup trop sec. Il a moins plu entre le début février et la mi-avril 2025 qu’à n’importe quelle autre période au cours des cent dernières années. En mars, les précipitations ont été inférieures de près de 70 % à la normale, et le nombre d’heures d’ensoleillement était comparable à celui de l’été.

Le risque d’incendie de forêt ne cesse d’augmenter. Des feux ont déjà été signalés cette année en Thuringe et en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Le niveau du Rhin, la voie navigable intérieure la plus importante d’Europe, était si bas que les cargos ne pouvaient transporter que 25 % de leur charge habituelle. Les coûts de transport ont considérablement augmenté, et les experts avertissent que les prix à la consommation vont s’en ressentir. L’Association allemande des villes et communes, qui représente des milliers de collectivités locales, a appelé la population à économiser l’eau potable.

Des sols exceptionnellement secs

La situation est la plus critique dans le nord et le nord-est du pays, ainsi que dans certaines parties de la Bavière. Ces régions apparaissent sous forme de taches rouge foncé sur le moniteur de sécheresse du Centre Helmholtz pour la recherche environnementale (UFZ).

Ces taches signalent une sécheresse qui s’enfonce profondément dans le sol, mais ce sont les 25 centimètres de couche arable qui sont particulièrement touchés. « La couche supérieure du sol est particulièrement importante pour le secteur agricole, notamment pour les céréales et les graminées, qui ont des racines très superficielles », explique le professeur Dietrich Borchardt de l’UFZ. Le Service météorologique allemand ainsi que l’Agence fédérale de l’environnement confirment qu’en raison du réchauffement climatique, ce phénomène est appelé à se répéter de plus en plus souvent.

Alerte orange pour les nappes phréatiques

Les experts tirent la sonnette d’alarme. Lorsque le sol est sec, il repousse l’eau – tout comme l’eau ruisselle sur une plante en pot complètement desséchée. Cela signifie que même lorsqu’il pleut, l’eau a du mal à pénétrer dans le sol. Et si la pluie est abondante, le problème s’aggrave. « Les fortes pluies ne contribuent quasiment pas à la recharge des nappes phréatiques », explique Borchardt. « En période de sécheresse, la pluie tombe sur un sol imperméable ; comme il est desséché, l’eau ruisselle en surface vers les ruisseaux et rivières. »

La sécheresse des derniers mois a été particulièrement néfaste pour les nappes phréatiques. Celles-ci se rechargent principalement entre novembre et mars, période durant laquelle les plantes ne poussent pas encore et n’absorbent donc que peu d’eau. « Les niveaux des nappes sont particulièrement bas sur 80 % des sites de mesure en Saxe », déclare Borchardt. « C’est une alerte orange. »

Selon l’UFZ, une seule journée de pluie fine et continue suffirait à humidifier à nouveau les sols en surface, au moins temporairement. Mais il faudrait plusieurs semaines de pluie ininterrompue pour que l’eau s’infiltre jusqu’aux nappes. Et Borchardt prévient : « S’il ne pleut qu’en été, à peine une goutte atteindra la nappe phréatique. »

Les plantes en stress hydrique

La nature a maintenant un besoin urgent de pluie. « C’est le moment où les plantes veulent germer et fleurir, et bien sûr, elles ont besoin d’eau pour cela », explique Verena Graichen de l’organisation écologiste BUND (Les Amis de la Terre Allemagne). Si elles n’en reçoivent pas, elles subissent un stress hydrique précoce, comme on l’observe déjà chez les arbres à racines peu profondes comme les bouleaux.

Selon Graichen, cela rend les plantes plus vulnérables aux ravageurs et aux tempêtes, ce qui crée un cercle vicieux : « Lorsque les forêts ou les zones humides sont affaiblies par la sécheresse, elles ne peuvent plus absorber autant de dioxyde de carbone, ce qui aggrave encore le changement climatique. »

Si la pluie ne tombe pas bientôt, l’agriculture en souffrira particulièrement. « Ce qui mettrait vraiment les cultures en danger, ce serait une sécheresse au début de l’été, lorsque les fruits commencent à se former », prévient Meike Mieke, de l’association des agriculteurs du Land de Brandebourg. « Ce serait catastrophique pour les exploitants agricoles. Pour l’instant, nous espérons simplement que tout ira bien. » Mais les prévisions du Service météorologique allemand ne sont pas encourageantes : l’humidité du sol devrait continuer à diminuer.

Le stress hydrique et la consommation d’eau

En Allemagne, la consommation d’eau est officiellement mesurée : lorsque plus de 20 % de l’eau qui se renouvelle naturellement chaque année est utilisée, on parle de stress hydrique. De ce point de vue, les statistiques sont rassurantes : depuis plusieurs décennies, la consommation d’eau ne cesse de baisser. En 2022, un peu moins de 10 % de la ressource a été utilisée.

Le problème des niveaux d’eau trop bas

Les chiffres montrent que le secteur de l’énergie est le plus gros consommateur d’eau. En 2022, 6,6 milliards de litres d’eau fluviale ont été prélevés pour refroidir les centrales thermiques, selon l’Office fédéral de la statistique. Toutefois, cette eau est en grande partie restituée aux cours d’eau sans modification. Les niveaux d’eau trop bas posent néanmoins problème aux centrales électriques, explique Borchardt. La production d’électricité a dû être réduite pendant la sécheresse extrême de l’été 2018.

Version PDF

Source Deutsche Welle

Voir aussi ma conférence du 2 juin 2025 sur le changement climatique

et sa version PDF