« La
crise du Covid-19 a accentué chez certains l'idée qu'il fallait revoir
complètement notre modèle agricole. Cela peut se traduire par une
aspiration vers le local et le bio, dont la consommation à domicile a
augmenté pendant la crise du fait de la fermeture des restaurants. Mais
c'est conjoncturel », souligne d'emblée Jean-Marc Séronie.
L'agroéconomiste pointe notamment le fait que les produits bios, qui ne
représentent que 5 % de la consommation totale, sont plus chers et que 8
à 10 millions de Français ont peiné à se nourrir correctement durant le
confinement. Pour toutes ces raisons, il est convaincu que « cette
crise n'a pas créé de rupture mais accélère les tendances existantes, à
savoir la recherche de proximité, d'authenticité et de naturalité dans
l'alimentation ».