Je transmets ce billet lu sur la page d'Alain Mespezat sur LindedIn
Le terme « écologie punitive » est employé essentiellement à des fins politiques pour provoquer un rejet global de cette idéologie. Mais si les écologistes sont victimes de cette image négative, c’est surtout parce qu’ils commettent des fautes de communication. Leurs discours sont en effet beaucoup plus restrictifs et nettement moins désirables.
En d’autres termes, les écologistes parlent souvent en termes de restrictions, de limites, d’urgences, d’interdictions et de risques. Rien de mieux pour créer de la résistance dans l’opinion publique.
Pourquoi continuer à parler de ce qu’on ne pourra plus faire, plutôt que de ce qu’on gagnera en modifiant notre mode de vie ?
Force est de constater que les pays du nord de l’Europe ont obtenu un résultat très différent en embarquant la population dans un récit où l’on parle de vie plus simple, plus saine et plus agréable. Arrêtons d’affirmer qu’il faut changer sinon tout va s’effondrer, c’est contre‑productif. Les Français ne sont pas foncièrement opposés à l’écologie, mais ils restent hostiles à des mesures qui peuvent paraître injustes ou mal expliquées, comme la taxe carbone, les ZFE, les limitations de vitesse, les normes énergétiques ou les restrictions sur les pesticides.
Dans l’avenir, si les écologistes veulent se faire entendre, ils devront construire un imaginaire positif suffisamment fort. Le problème n’est assurément pas l’écologie, mais la manière dont elle est racontée.
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