8/9/26

Canicule... Les rendements agricoles en chute libre.

Lu sur la page LinkedIn de Serge Zaka
La situation agricole française n’est plus au bord du gouffre, comme elle pouvait l’être en 2022 : cette fois-ci, elle est dans le gouffre. Il n’est désormais plus inconcevable que nous soyons en train de vivre l’une des plus grandes catastrophes agricoles à l’échelle nationale depuis 1945, voire la plus importante. Nous ne disposons pas encore du bilan définitif de 2026. Mais au vu de l’accumulation et de l’ampleur des événements depuis le début de l’année, la question peut désormais sérieusement se poser. 
 À titre de comparaison, le gel historique d’avril 2021 avait provoqué près de 2 milliards d’euros de pertes agricoles, tandis que la sécheresse et les canicules de 2022 avaient engendré environ 1,15 milliard d’euros de pertes de production agricole. 

Les pertes agricoles pour les cultures implantées au printemps sont drastiques. Fort heureusement, elles restent globalement plus mesurées pour les cultures d’hiver, qui ont en partie échappé au cœur de la sécheresse et des canicules estivales. ➡️ Maïs : −40,7 % pour le maïs grain non irrigué, −25,3 % pour le maïs grain irrigué et −30,3 % pour le maïs fourrage. ➡️ Sorgho grain : −60,5 %. ➡️ Blé tendre de printemps: −30,6 %. ➡️ Blé dur : −17,6 % pour le blé dur d’hiver et jusqu’à −50,7 % pour le blé dur de printemps. ➡️ Orge de printemps et seigle: respectivement −26,5 % et −21,3 %. ➡️ Pois protéagineux : −30,3 %. ➡️ Tournesol : −19,1 %. ➡️ Soja : −24,5 %. ➡️ Pommes de terre : −42,1 % pour la pomme de terre de féculerie et −7,2 % pour la pomme de terre de conservation. ➡️ Fourrages et prairies : autour de −30 %. Dans une grande partie du territoire, l’herbe n’a quasiment plus poussé depuis mai. Si cette situation perdure, les conséquences pourraient devenir particulièrement graves pour l’élevage : manque de fourrage, consommation anticipée des stocks hivernaux, hausse du coût de l’alimentation et, à terme, risque de décapitalisation des cheptels. ➡️ Légumes : les premières estimations font état de pertes pouvant atteindre −30 à −70 % pour certaines productions et certains bassins, mais aucun bilan national officiel consolidé n’est encore disponible. L'agriculture française traverse une grave crise. Il ne me serait plus étonnant d'avoir des manques dans les rayons de nos supers marchés. Le changement climatique menace clairement la souveraineté agricole française (en conjonction avec de nombreux autres facteurs).

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