jeudi, juillet 16, 2015

Pour résumer simplement la capitulation de la Grèce

Pour résumer simplement la capitulation de la Grèce


1RALUCA Pour dire les choses simplement, la situation actuelle de la Grèce - et des autres pays du Sud de l'Europe - résulte d'une union économique imparfaite (sans union politique et fiscale) qui bénéficie principalement à l'Allemagne et à ses satellites; il en résulte pour elle des excédents commerciaux énormes qui se déversent financièrement à la recherche de rendements dans les pays du Sud, exercent des pressions inflationnistes, provoquent une contraction de leurs économies et le chômage qui en découle. Mais membre de cette union imparfaite, la Grèce n'a pas d'autre choix que de "capituler" devant l'Allemagne.
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En 1940, c'est par les tanks, les avions et l'acier que cela se fit. L'Allemagne avait accumulé tant de puissance militaire, Hitler et les nazis avaient si bien préparé le peuple pour leur revanche, galvanisé les foules et incité à la haine des segments de la population, que la guerre était devenue inévitable; ceux sur lesquels la horde allemande déferla n'eurent pas d'autre choix que de capituler, la France en tête. Heureusement pour l'histoire, l'Angleterre ne fut pas envahie; elle put refuser, résister et inverser le cours des évènements sous le leadership d'un homme d'excéption - the right man, at the right time, in the right place" Randolph Winston CHURCHILL. Bizarre, on dirait que l'histoire se répète.
En 2015, 70 dix ans après 1945, c'est la horde de la finance, à cause des déséquilibres économiques d'une construction imparfaite, qui déferle sur l'Europe. Tous les économistes, intellectuels et professeurs d'université dans le monde le disent.
Plus:
  1. The Dynamic Effects Of The Common Market,
  2. On the dynamic effects of a custom union
  3. Varoufakis commente le "nouveau traité de Versailles"
  4. A warning from the past: N. Kaldor on the Eurozone
  5. Grèce : Premières réflexions après la déclaration du Sommet européen
  6. Project syndicate Greece
  7. Jacques Sapir Grèce
  8. Alter Eco Plus Grèce

5 commentaires:

  1. Attention aux raccourcis :
    1. si les allemands ont investi dans les pays du sud, c'est qu'ils y ont été incités par des politiques locales (Espagne) ou le défaut de politique
    locale (Grèce). La responsabilité n'incombe donc pas et loin s'en faut qu'aux allemands.
    2. Les problèmes de régulation financière sont mondiaux : la Chine en est encore la preuve depuis la semaine dernière. La construction imparfaite de
    l'Europe n'est donc pas seule responsable, et encore moins les allemands.
    3. Enfin, d'autres pays de la zone Euro prônent également l'orthodoxie financière et plus ardemment même que les allemands. Pourquoi se focaliser
    sur les allemands si ce n'est pour alimenter la haine ?
    4. En étant le porte-parole des pays "orthodoxes", les allemands, qui sont passés par cette phase dans les années 90 avec beaucoup d'efforts, ne
    cherchent-ils pas la voix du milieu ? et c'est là selon moi la seule
    question qui vaille.

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  2. Quand j'allais en Grèce en mission et en vacances, nous avions eu le coup de foudre pour un petit ensemble immobilier à Tinos île voisine au nord de Mykonos. Un appartement avec belle vue sur la mer et sur Mykonos. Le promoteur était un investisseur allemand et il nous proposait un crédit par une banque allemande. Le prix était assez astronomique à l'époque pour un 70m2 avec terrasse; si ma mémoire est bonne ce devait être 2.5 millions de FRF.

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  3. @ACR
    Il n'y a pas de raccourci dans ce billet ni d'incitation à la haine mais au réalisme. Les liens 1, 2 et 4 écrits par des économistes universitaires expliquent pourquoi l'union monétaire euro ne fonctionne pas comme ses promoteurs l'espéraient. Au lieu de la convergence, nous avons eu la divergence et les crises de dette et d'austérité dont la Grèce paie aujourjourd'hui dramatiquement les conséquences. Ce texte, issu du lien 2, l'explique aussi. Voir aussi de Michael Pettis "Excess German savings, not thrift caused the European crisis"

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  4. @ACR
    Il n'y a pas de "raccourci" dans ce billet ni d'incitation à la haine mais au réalisme. Les liens 1, 2 et 4 écrits par des économistes universitaires expliquent pourquoi l'union monétaire euro ne fonctionne pas comme ses promoteurs l'espéraient. Au lieu de la convergence, nous avons eu la divergence et les crises de dette et d'austérité dont la Grèce paie aujourd'hui dramatiquement les conséquences. Ce texte, issu du lien 2, l'explique aussi. Voir aussi de Michael Pettis "Excess German savings, not thrift caused the European crisis" [lien].

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