Thursday, January 01, 2015

Des signes et indicateurs de progrès dans le monde; et même en France! | Atlantico

Quelques grammes d'optimisme dans un monde de brutes... 18 cartes pour se souvenir de tout ce qui va nettement mieux qu'avant

La morosité actuelle ne devrait pas nous faire oublier que de nombreux indicateurs mondiaux, européens et français témoignent à moyen et plus long terme d'une réelle amélioration des conditions de vie, d'une plus grande sécurisation au quotidien, et d'un progrès en termes d'accès aux technologies.

Développement humain

1 - La pauvreté extrême a fortement reculé dans le monde…

(Cliquez sur les graphiques pour les agrandir)
Grâce à l'essor extraordinaire de la croissance en Inde et en Chine, le nombre de personnes en situation d'extrême pauvreté à diminué dans le monde :
52% en 1981
43% en 1990
21% 2010
Gérard-François Dumont : Les changements de politique économique effectués dans le dernier quart de siècle dans un certain nombre de pays ont permis de diminuer considérablement la pauvreté. C'est le cas de la Chine ou du Viet Nam, qui avaient auparavant un régime autarcique qui ne permettait pas d'améliorer les conditions de vie de leur population. Or ces pays ont décidé de mettre fin à l’économie collectiviste, de s'ouvrir à l'économie mondiale, de changer à 180 degré leur politique économique. Cette rupture est symbolisée par la demande d'adhésion de la Chine et du Vietnam à l'Organisation mondiale du commerce, adhésion réalisée respectivement en 2001 et 2005.
L'ouverture de ces pays leur a permis d'améliorer les taux de croissance économique et de faire baisser la pauvreté. Concernant l'Inde, même si l'ouverture économique a été moindre, nous sommes passé d'une politique économique ressemblant à celle de l'Union soviétique à une politique plus ouverte, et l'ambition du Premier ministre indien Narendra Modi, à ce poste depuis le 26 mai 2014, est d'augmenter cette ouverture pour faire baisser encore davantage cette pauvreté.
En même temps, cette dynamique ne concerne pas tous les pays de la même manière, et guère ceux où les conditions de gouvernances ne se sont pas améliorées, ou bien sont en situations de conflits. Parmi les grands pays à pauvreté élevée, il faut citer la république du Congo qui compte 70 millions d'habitants et qui a, même comparativement à l’Afrique, un taux de pauvreté important en dépit d’un potentiel économique considérable. En revanche, en Amérique du Sud, d’importants progrès ont été réalisés en Colombie ou au Brésil. Dans ce dernier pays, les gouvernants successifs, et notamment Lula, ont pu développer largement leurs exportation pour financer le plan d'éradication de la pauvreté.
Le point noir concerne évidemment les conditions de la gouvernance. Certains dirigeants réalisent une ouverture vers la mondialisation, par exemple en vendant du foncier, en l'utilisant comme une opportunité pour s'accaparer de nouveaux revenus à des fins personnelles de maintien au pouvoir. 

2 -  … tout comme la faim.

Alors qu'en 1990 les pays touchés par la malnutrition extrême étaient au nombre de six, aujourd'hui il ne s'en trouve plus qu'un dans cette situation : l'Erythrée. 
Gérard-François Dumont : Techniquement, des progrès considérables ont été réalisés dans l'alimentation. En 25 ans, nous sommes passés du quart de la population mondiale qui se trouvait sous-alimentée à 10 ou 12% aujourd'hui (1). La production agricole a bénéficié dans différents pays de politiques publiques qui ont permis aux agriculteurs de mieux faire leur métier. C’est un changement majeur. Rappelons par exemple que, en 1958, la politique chinoise du "Grand bon en avant" – cette supercollectivisation de l'agriculture – s'était traduite par un effondrement de la production agricole. Le fait de permettre aux agriculteurs de mettre en place les techniques agricoles qu'ils souhaitaient, avec un esprit entrepreneurial, a permis d'augmenter la production. Ce bilan est malgré tout à nuancer car il existe une diversité dans les améliorations, selon que les pouvoirs publics ont encouragé ou non les productions vivrières plutôt que des cultures d'exportation pénalisantes au niveau interne.
Point noir : Dans certains États, la destruction du système agricole a pu se produire par souci de la part du régime en place de contrôler l'économie. Un des exemples est le Zimbabwe, où le président a donné des terres agricoles à des amis politiques qui n'avaient pourtant pas la compétence nécessaire, ce qui a entraîné une baisse de la production sur de nombreuses terres.
(1) Dumont, Gérard-François, « Nourrir les hommes, c’est possible ! », Population & Avenir, n° 689, septembre-octobre 2008.

3 - Le travail des enfants est sur le déclin

Entre 2000 et 2012, le nombre d'enfants obligés de travailler est passé de 246 à 146 millions. Plus précisément, ceux qui évoluent dans des conditions dangereuses sont passés de 171 à 85 millions sur la même période.
Gérard-François Dumont : L'évolution du travail des enfants est corrélée avec l'évolution de l'éducation. A partir du moment où l'on améliore les taux de scolarisation des enfants, ceux-ci risquent moins d’être utilisés pour être exploités dans une activité productive. Au Brésil, l'allocation familiale versée aux familles pauvres sous condition que les familles permettent aux enfants d'aller à l'école a été bénéfique.
Néanmoins, dans un certain nombre de pays, la situation reste inquiétante comme au Pakistan, au Bengladesh ou, dans une moindre mesure, en Inde.
Point noir : les pays où le système éducatif est fondé sur des logiques répétitives, ou est insuffisamment ouvert aux jeunes filles pour des raisons culturelles. C’est le cas dans plusieurs pays à majorité musulmane.

4 - Les habitants des pays développés profitent de bien plus de temps libre

En 1870 les Français travaillaient 65 heures par semaine, contre 35 aujourd'hui. Une progression salutaire pour la vie de famille, mais pas forcément pour l'économie.
Gérard-François Dumont : Depuis deux siècles, l’humanité profite de l'augmentation de la productivité, due au progrès technique et à l’amélioration des méthodes de travail. Cette augmentation de la productivité a permis et permet de produire plus en travaillant moins, et donc a ouvert automatiquement du temps libre aux populations dans le monde. Mais, dans un certain nombre de pays, la productivité est faible, les populations restent exploitées, et leur temps libre, lorsqu’il existe, est limité.
Point noir : Il faut citer la Chine. Les populations flottantes – c'est-à-dire celels qui sont domiciliées à la campagne mais travaillent en ville sans en avoir l'autorisation – sont surexploitées par des employeurs bien au courant du manque de droits attachés à leur condition[1].
[1] Dumont, Gérard-François, Yiliminuer, Tuerxun, “Les migrations internes accentuent l’inégalité historique du peuplement de la Chine”, Informations sociales, n° 185, septembre-octobre 2014.

5 - La part du revenu consacrée à l’alimentation s’est réduite comme peau de chagrin

Gérard-François Dumont : L'amélioration des conditions de vie des populations signifie la possibilité de diversifier sa consommation. La consommation des habitants d'une économie peu développée est principalement dirigée vers l'accès à la nourriture, la nécessité de s'habiller et le logement. A partir du moment où les conditions de vie s'améliorent, les populations  diversifient leur consommation, en consacrant une part plus importante aux biens d'équipement.

Cette diminution demeure malgré tout différente en fonction des populations
Point noir : la croissance de l'obésité avec, désormais un nombre d’obèses supérieur à celui des personnes sous-alimentées. L'OMS estime à 1.2 milliard le nombre de personnes obèses ou en surpoids.

6 - L’espérance de  vie a augmenté

En moyenne, l'espérance de vie a augmenté de 9.1 ans entre 1990 et 2012 dans les pays à bas revenus, et de 4.8 ans dans les pays à hauts revenus.
Gérard-François Dumont : L'augmentation de l'espérance de vie s'explique par des raisons différentes entre les pays du Nord et du Sud. Dans les pays du sud, on peut l'expliquer par les énormes progrès en matière de lutte contre les mortalités infantile, maternelle et infanto-adolescente. Dans les pays du Nord, l'espérance de vie est due ces dernières décennies à un autre facteur, et il concerne au contraire l'espérance de vie des personnes âgées. Le progrès de la lutte contre mortalité infantile enregistre un taux de 99%.
Point noir : l’absence de progrès, voire des régressions dans l'espérance de vie, notamment dans des pays en conflit ou subissant des épidémies dont l’importance est souvent accrue par le manque d’hygiène 

7 - La mortalité infantile a été réduite presque de moitié depuis 1990

Gérard-François Dumont : Cette baisse est liée aux politiques publiques concernant le développement de l'hygiène, le suivi médical des grossesses, la médicalisation des accouchements. Mais ils sont inégaux selon les pays. Alors que ce taux est de 3 pour 1000 en France, il peut dépasser le chiffre de 100 au Congo RDC ou en république Centrafricaine[1].
Point noir : Les progrès qui restent à accomplir ne pourront être réalisés dans les pays concernés qu'à condition que la sécurité intérieure règne.
[1] Sardon, Jean-Paul, « La population des continents et des pays », Population & Avenir, n° 720, novembre-décembre 2014, www.population-demographie.org/revue03.htm.

8 - La mortalité maternelle a chuté de 45 % entre 1990 et 2013

En Afrique, tout particulièrement, elle est passée de 980 morts pour 100 000 à 500 entre 1990 et 2013.
Gérard-François Dumont : La baisse moyenne de la mortalité maternelle dans le monde s’explique par à la diffusion de l'information sur le comportement recommandé des femmes enceinte, notamment au moment de la naissance.

9 - Les Français fument de moins en moins

En 2013, pour la première fois, le volume de tabac mis sur le maché français est passé sous la barre des 60 millions de tonnes. L'OFDT met en évidence une baisse progressive de la consommation. Au niveau mondial la tendance à la baisse est plus nette depuis 1980, la proportion de fumeurs a baissé de 42 % chez les hommes, et de 25 % chez les femmes. 

10 - Le taux de natalité français

En 2012, la France avait le deuxième meilleur taux de natalité (deux enfants par femme), derrière l'Irlande (2.1). Une situation favorable qui rend la France moins dépendante de l'immigration que la plupart de ses voisins. Lire à ce sujet : La France n'a pas besoin d'immigration et autres enseignements sur l’emploi que révèle l’étude de notre démographie à horizon 2030.
 

11 -  La démocratie ne cesse de gagner du terrain dans le monde

 
Depuis la chute du mur de Berlin, le nombre de dictatures dans le monde a fortement diminué.
Gérard-François Dumont : L'évolution des systèmes institutionnels dans les pays a été très liée à la fin du bloc de l'URSS. Tant que l'URSS existait, en Amérique du sud par exemple, les Etats-Unis ont souvent préféré soutenir un dictateur plutôt que de voir un pays devenir communiste non loin de leurs frontières.

oint noir : Il est nécessaire de distinguer les pays où le système s'est réellement démocratisé,  comme le Brésil, de ceux où il s'agit davantage d'une démocratie formelle où les élus s'attachent à trouver une légitimité par les urnes, ainsi que de ceux où les règles de la démocratie ne sont guère respectées, comme la Turquie d'Erdogan, pays où il y a le plus de journalistes en prison.

12 - La durée de scolarisation augmente partout dans le monde

La couleur bleue signifie le niveau de scolarisation dans le monde au-delà de 15 ans. Entre 1950 et 2010, le constat est sans appel.

Violence et sécurité

13 - La guerre est sur le déclin

 

Alain Rodier : Tout dépend de ce que l'on appelle "la guerre".
Il est vrai que le monde est aujourd'hui confronté à des conflits asymétriques qui n'opposent pas directement des États. Il n'en reste pas moins que le nombre de ces conflits qualifiés de "faible intensité" sont globalement en stabilisation depuis le début des années 2000. Par contre, ils opposent de plus en plus (indirectement) des pays dont les conceptions politiques (ou politico-religieuses) sont différentes : chiites iraniens contre sunnites des pays du Golfe Persique  au Proche-Orient (sans oublier Israël qui, certes n'a plus d'adversaire "conventionnel" direct mais reste sous une menace terroriste importante) et États-Unis contre Russie en Ukraine. Des zones de tension qui peuvent dégénérer rapidement apparaissent ici et là, par exemple entre la  Chine et le Japon. Enfin, les risques de guerre sont toujours très présents en Corée, entre le Pakistan et l'Inde, mais çà, c'est une constante depuis des années. Les révolutions arabes ont, pour leur part, déstabilisé de nombreux pays qui sont désormais en état de guerre civile généralisée (Syrie-Irak-Libye-Nigeria-Somalie) où qui font face à une insurrection importante (globalement les pays du Sahel). La zone AfPak (Afghanistan-Pakistan) va vraisemblablement être très "chaude" en 2015, les taliban ayant décidé de profiter du départ des forces de l'OTAN pour se lancer à l'assaut de Kaboul au printemps. Ce qui est (un peu) nouveau, c'est que plus personne ne semble être à même de contrôler quoique-ce-soit. Les dérapages et les "surprises stratégiques" peuvent survenir à tout moment. Je pense à une fermeture du détroit d'Ormuz ET simultanément de la Mer Rouge -depuis que les al-Houthi chiites se sont emparés du port d'Hodeida- par l'Iran si ce pays se sent trop acculé. Et, pendant ce temps là, l'Europe continue de désarmer, crise économique oblige. A terme, c'est suicidaire, même avec la protection de l'OTAN.

14 - Depuis 1986 le stock mondial d’armes nucléaires est en chute libre

Alain Rodier : S'il est vrai que le nombre d'armes nucléaires a baissé dans le cadre des accords SALT (I & II) et START ("new START" en 2011), c'est surtout valable pour les États-Unis et la Russie. Toutefois, Moscou garde désormais le secret sur le nombre exact de ses armes. Les évaluations vont de 8 500 à 11 000 armes dont 1 800 à 2 427 opérationnelles. De plus, tous les pays modernisent leur arsenal, que ce soient les têtes ou les vecteurs. Aucun n'a l'intention de s'en débarrasser car cela continue à être une "marque de statut international et de puissance". En dehors des cinq pays détenteurs membres du Conseil de Sécurité de l'ONU  (Etats-Unis, Russie, Chine, France et Grande Bretagne), l'Inde aurait de 80 à 100 armes nucléaires et le Pakistan à peu près le même nombre. La possession d'environ 200 armes par l'État d'Israël est un secret de polichinelle. D'autre part, l'inquiétude provenant de la prolifération continue à perdurer avec l'Iran, la Corée du Nord, le Brésil, .... Moins d'armes, certes, mais plus précises, plus durcies (vecteurs résistant aux contre-mesures), donc théoriquement plus efficaces. Que l'on se rassure, il y a encore de quoi faire péter plusieurs fois la planète. Il ne manque plus qu'un nouveau docteur Folamour.

15 - Les meurtres n’ont jamais été aussi peu nombreux en Europe…

Mathieu Zagrodtzki :  Les homicides ont baissé de 11 % en Europe de 2010 à 2013 selon le rapport 2014 de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime. Difficile de dégager un facteur pouvant expliquer cette baisse dans son ensemble, sachant qu’elle concerne des sociétés très diverses, mais on peut penser que les raisons invoquées pour la France (voir ci-dessous) s’appliquent également ici.

16 - … tout comme en France

Mathieu Zagrodzki : Premièrement, le vieillissement de la population a joué dans cette statistique. On sait que le pic de violence se situe entre 15 et 25 ans. Quand la population vieillit, il y a donc logiquement moins de personnes susceptibles de commettre un crime ou un délit.
Deuxième élément : la police a progressé, en particulier la police technique et scientifique. Il faut voir qu'en France, près de 90% des auteurs d’homicides sont appréhendés, parmi lesquels on peut trouver par exemple des personnes membres d’organisations criminelles et donc susceptibles de récidiver. Si vous les appréhendez et vous les mettez derrière les verrous, vous empêchez probablement de nouveaux homicides d’être commis.
Enfin, l'amélioration des prises en charge d'urgence et les progrès de la médecine ont permis de faire basculer des homicides en tentatives, sachant que les deux sont comptabilisés séparément. Pour autant, la diminution est indéniable.
Certaines zones demeurent malgré tout plus criminogènes que d'autres. C’est le cas de la Corse par exemple, où le nombre d'homicides est parmi les plus élevés d'Europe.

17 - Le niveau de délinquance baisse en France

Mathieu Zagrodzki : Là-dessus, il faut nuancer le jugement. Le chiffre de la délinquance générale n’a aucun sens car il agrège des infractions n’ayant aucun rapport entre elles et comporte des problèmes de fiabilité. De plus, il est compliqué de tirer des conclusions claires à partir des crimes et délits constatés : les vols de voiture sont en baisse mais les vols de pièces automobiles sont en hausse : cela veut-il dire que nous vivons dans une société plus ou moins sûre ? En fait, l’aspect positif des chiffres est à trouver ailleurs : les violences familiales et sexuelles sont en hausse, non pas parce que notre pays connaitraît une explosion des atteintes contre les personnes mais parce qu’elles sont mieux déclarées qu’avant. C’est une bonne nouvelle car cela signifierait notamment que l’accueil des victimes dans les commissariats et la sensibilisation sur un certain nombre d’infractions sensibles sont en progrès.

Progrès technologique

18 - La loi de Moore sur le doublement de la puissance des ordinateurs tous les deux ans continue de se confirmer

Jean-Michel Cornu : En fait la loi initiale était un quadruplement tous les trois ans : des traits de gravure deux fois plus fins toutes les générations d'usines - soit tous les trois ans jusqu'en 1995, plutôt deux ans maintenant, mais avec une évolution un peu moindre - permettent de mettre quatre fois plus de transistors sur la même surface. Aujourd'hui effectivement la "loi" consiste plutôt de doubler tous les deux ans, même si certaines technologies cherchent à faire "more than Moore"). 
Actuellement les puces de mémoire contiennent jusqu'à 8 milliards de transistors grâce à une gravure de 20 nano mètres
La loi de Moore énoncée en 1965 devait tenir jusqu’en 1997. Grâce aux évolutions constantes, elle continue pourtant, nous apportant les smartphones et maintenant les objets connectés. En 2007, le même Gordon Moore a écrit que sa loi ne serait valable plus que sur 10 ou 15 ans. Nous arrivons en effet aux limites avec des transistors d’une finesse de quelques atomes seulement. Après, il nous faudra changer de technologie. Mais il nous faudra également résoudre le problème de la consommation d’énergie avec des systèmes moins chers et donc toujours plus nombreux…

19 - Les Français sont de mieux en mieux reliés au téléphone et à internet

Jean-Michel Cornu : Il y a vingt ans, Thabo Mbeki, alors vice-président d’Afrique du Sud affirmait qu’il y avait plus de téléphones dans l’île de Manathan que dans toute l’Afrique Sub-Saharienne. Cette année, grâce à la baisse des coûts et à l’importance de communiquer quelle que soit la distance, le nombre de téléphones mobiles en Afrique devrait dépasser le nombre d’Africains ! Mais même en France, tout le monde n’a pas une maîtrise parfaite du numérique et de ses usages. En particulier ceux qui, isolés, n’ont personne pour les aider. Maintenant que cependant, pratiquement tout le monde peut choisir d’appeler sur son mobile ou de se connecter sur internet, pourra-t-on encore choisir quand nous ne voudrons pas être connecté ?

Source:  http://www.atlantico.fr/decryptage/quelques-grammes-optimisme-dans-monde-brutes-18-cartes-pour-se-souvenir-tout-qui-va-nettement-mieux-qu-avant-gerard-francois-1932062.html

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