
Avec la flambée du chômage, un pouvoir d’achat en berne et le ralentissement du crédit, seules les baisses de prix peuvent dynamiser la consommation. A condition de ne pas être trop regardant. Car c’est bien la relative indifférence des consommateurs à l’égard de l’origine des produits qui permet aux distributeurs de casser les prix en se fournissant dans les pays à bas coût. C’est bien ce qui explique l’effondrement de nos filières du textile, de l’habillement, de l’électronique grand public et du petit électroménager. Et quand s’approvisionner à l’étranger n’est pas possible, les fournisseurs locaux sont étranglés et leurs marges sacrifiée. C’est aujourd’hui le cas d’une partie des industries agroalimentaires, plus particulièrement de l’alimentaire où le taux de marge est tombé à moins de 7% en 2011 contre près de 8,5% en 2005. La success-story du low-cost et du hard discount n’est pas sans danger. Si dans un premier temps la baisse des prix ravit les consommateurs, la déflation est un poison mortel. C’est un cercle vicieux qui réduit le prix et la qualité des biens autant que la valeur du travail. ...
Lire la suite.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Ce blog est ouvert à la contradiction par la voie de commentaires. Je tiens ce blog depuis fin 2005. Tout lecteur peut commenter sous email valide et sous anonymat. Tout peut être écrit mais dans le respect de la liberté de penser de chacun et la courtoisie. Je modère les commentaires pour éviter le spam et d'autres entrées malheureuses possibles. Cela peut prendre un certain temps avant que votre commentaire n'apparaisse, surtout si je suis en déplacement.