Wednesday, April 26, 2017

Insurrection électorale: débriefing du 1er tour le 23 avril par Yves de Kerdel | VA 27 avril 2017

J'aime les éditoriaux d'Yves de Kerdriel sur les numéros de Valeurs Actuelles. Extrait de celui du 27 avril 2017.

Faut-il que la France soit en colère, faut-il qu'elle soit en état d'insurrection et au bord de la rév&ution pour exprimer dans les urnes son désir de renverser la table.


Plus de 20 millions de Français ont profité du scrutin du 23 avril pour exprimer leur colère. Les sympathisants du Front national d'abord avec leur attachement à l'identité française, à la reconstitution de frontières et à une immigration zéro. Les gauchistes envoûtés par Jean-Luc Mélenchon, son rêve cubain, son alliance bolivarienne et son impôt à 95 %. Les derniers socialistes, figés derrière le personnage de cire de Benoît Hamon et sa volonté d'envoyer promener le tandem franco-allemand. Sans compter les "antisystème" de Nicolas Dupont-Aignan, les complotistes de François Asselineau et Jacques Cheminade, les trotskistes de Philippe Poutou et Nathalie Arthaud et les amis de Jean Lassalle.

De fait, pour la première fois dans l'histoire de la 5e République, le second tour d'une élection présidentielle ne va compter ni représentant du Parti socialiste, ni représentant de la droite de gouvernement, héritière du gaullisme ou du libéralisme. Il faut mesurer l'importance de ce séisme.

Faut-il que la France soit furieusement en colère, faut-il qu'elle soit en état d'insurrection virtuelle, faut-il que nos concitoyens soient au bord de la révolution pour exprimer ainsi dans les urnes leur désir de renverser la table. Après les Américains, les Britanniques et les Italiens.


Les raisons de cette colère, cela fait cinq ans que Valeurs actuelles les pointe, numéro après numéro, sous les sifflets de la bien-pensance, et les encouragements de lecteurs, chaque semaine plus nombreux. Il y a la dislocation de l'autorité de l'État auquel le quinquennat de François Hollande a donné le coup de grâce. Au point que notre pays compte aujourd'hui 650 zones de non-droit où
ne peuvent accéder ni les forces de l'ordre, ni les pompiers, ni les médecins. Il y a cette immigration galopante sur fond d'islamisation de notre beau pays. Et beaucoup d'entre nous redoutent aujourd'hui le moment où, comme le dit Philippe de Villiers, nous n'entendrons plus sonner les cloches.

Et puis il y a cette faillite économique du pays avec une dette de 2200 milliards d'euros, 6 millions de
chômeurs, un nombre record de Français qui ne pari viennent plus à boucler leurs fins de mois, notamment parmi ceux qui se lèvent tôt et se tuent à la tâche. Surtout, pour la première fois dans l'histoire de notre pays, cela fait cinq années consécutives que la richesse par habitant diminue, installant la France sur la voie de la Grèce.

Le  paradoxe, c'est que le favori du second tour de cette élection présidentielle est un candidat qui incarne tout ce que ces Français en colère ne veulent plus voir. Il incarne la négation de l'identité et de la culture française qu'il a piétinée pendant sa campagne. Il incarne la soumission aux traités européens qui enferment les gouvernements successifs dans des politiques de rigueur qui vont  faire de la France un malade qui mourra guéri. Il incarne l'infernale endogamie du  petit monde médiatico-politique. Il incarne sa soumission aux seuls intérêts financiers, aux communautarismes, au lobby LGBT (avec ses revendications en matière de PMA et de GPA). Il incarne une société où tout est marchandise, où tout se monnaye, y compris des postes, des ralliements et des investitures, comme le montre son accord avec François Bayrou.

Mais pire que tout cela, il incarne les cinq années que nous venons de vivre avec François Hollande dont il a été le collaborateur le plus proche et le ministre le plus dévoué. Bref, il est à lui seul les quatre pieds de cette table que les Français ont décidé de renverser. Sans doute sera-t-il élu par défaut. Mais par des Français qui auront perdu tout espoir dans la politique.

Plus: j'aime aussi le mot de Catherine Nay.

3 comments:

  1. Ce que je retiens c'est ce paragraphe: "Faut-il que la France soit furieusement en colère, faut-il qu'elle soit en état d'insurrection virtuelle, faut-il que nos concitoyens soient au bord de la révolution pour exprimer ainsi dans les urnes leur désir de renverser la table. Après les Américains, les Britanniques et les Italiens."
    C'est donc d'une crise structurelle qu'il s'agit, au sein de la civilisation occidentale, depuis la renaissance et le siècle des lumières, suivis de la révolution industrielle et de la domination du monde par la colonisation, devenue mondialisation et OMC.

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  2. pas mal dans le genre négatif à tous crins, terrible ce hollande qui n'a même pas su laisser une situation pire que celle de 2012 ! du coup fillon n'a même pas l'occasion de rembourser la part de dette de 600 000 000 000€ qu'il a constituée avec sarkosy.
    enfin, ni l'un ni l'autre des survivants ne parle de la passer à la trappe, de quoi rassurer les créanciers ... les français qui votent généralement LR !

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  3. pas mal dans le genre négatif à tous crins, terrible ce hollande qui n'a même pas su laisser une situation pire que celle de 2012 ! du coup fillon n'a même pas l'occasion de rembourser la part de dette de 600 000 000 000€ qu'il a constituée avec sarkosy.
    enfin, ni l'un ni l'autre des survivants ne parle de la passer à la trappe, de quoi rassurer les créanciers ... les français qui votent généralement LR !

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