Sur les sujets de société et de civilisation en France et dans le monde; et tout ce qui me passe dans la tête...
16/08/2016
1 commentaire:
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Ce rapport de l’INSEE n’est pas politiquement neutre. Il laisse clairement entendre que les fonctionnaires seraient, selon leur catégorie d’appartenance, d’injustes victimes de l’inflation dés lors que la hausse de leur rémunération ne viendrait pas au moins compenser l’inflation ! Il serait temps que les français en général et les fonctionnaires (dont ceux de l’INSEE) en particulier comprennent les rudiments de l’économie dont la définition la plus sommaire pourrait être de comprendre et organiser la gestion des ressources dans un monde ouvert et concurrentiel. Or dans ce monde ouvert et concurrentiel, les fonctionnaires ne sont pas seuls au monde et leur aversion égoïsto-corporatiste à l’inflation ne doit pas leur faire oublier que d’autres français la subissent en plus du risque de chômage auquel échappent nos heureux fonctionnaires. Car le vrai calcul économique à faire n’est pas celui de l’INSEE mesurant le seul effet de l’inflation sur les fonctionnaires ; il est la mesure de ses impacts sur l’ensemble des salariés français aboutissant au classement de l’exposition de chacun à ses effets. Nul doute que les fonctionnaires dont la majeure partie de la rémunération augmente automatiquement (GVT, allocations diverses..) ne sera pas en l’espèce la catégorie la plus exposée, bien au contraire. Et si l’on veut effectuer un calcul encore plus exact, il conviendra en ce qui concerne le secteur marchand, d’ajouter l’impact de l’inflation sur la rémunération moyenne des salariés mis au chômage durant la période, ce risque n’existant pas en effet chez les fonctionnaires. Ne pas le valoriser reviendrait en effet à occulter une fois encore (comme dans la quasi-totalité des études) le coût de l’assurance emploi à vie offerte gratuitement à l’ensemble des fonctionnaires par tous les contribuables. Lorsque les salariés du privé vivent chaque jour les risques majeurs du chômage et les risques marginaux d’érosion de leur salaire face à l’inflation, les revendications des fonctionnaires qui ne subissent jamais les premiers et très peu (ou pas) les seconds traduisent un mépris voire une arrogance insupportables pour leurs concitoyens.
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