mardi, février 11, 2014

Le modèle suisse versus le modèle français

Les ressorts de la prospérité suisse sont fondés, non comme le veut l'opinion vulgaire, sur l'or des banques helvétiques mais sur le contrôle permanent qu'exerce le peuple souverain sur ses institutions. De ce point de vue, droit d'initiative et référendum populaire sont les deux instruments qui maintiennent l'Etat et les élus sous pression. L'Etat suisse est léger. Il promeut la subsidiarité à chaque niveau décisionnaire (communes, cantons, Etat fédéral) et il est surveillé par des électeurs qui n'oublient pas qu'ils sont aussi des contribuables...

Pour résumer: la Suisse compte 8 millions d'habitants sur un territoire de 41000km2; une économie prospère de haute technologie et de tourisme; 3% de chômage; et une production vendue à ses clients nationaux, européens et mondiaux qu'elle ne peut pas assurer avec sa population active au point qu'elle emploie 25% d'étrangers principalement allemands et français dont nos trans-frontaliers de Gex, du Jura et de Bâle-Mulhouse. Le salaire médian est de 4982€brut/mois (salaire médian cela veut dire que 50% de la population gagne moins et 50% gagne plus). Par comparaison, pour assurer notre production nous employons seulement 80% de la population active et le salaire médian est de 1600€ en France. Nous sommes un pays sous développé.     Suite...

En savoir plus.  - Actualités Suisse et - Données sur la Suisse



 

10 commentaires:

  1. Cher Pierre,

    Merci pour l'article, c'est intéressant. Le système démocratique Suisse a effectivement de bons côtés, néanmoins les partis arrivent assez facilement à orienter les votes rien qu'en formulant habilement les initiatives populaires.
    Ça mène parfois à des situations paradoxales où ce sont les cantons ayant le mois d'immigrés et frontaliers (à l'exception du Tessin) qui votent pour l'initiative, et ceux qui en ont le plus (VD, GE, ...) qui votent contre.
    Quoiqu'il en soit je ne vois pas de problème spécial pour les frontaliers actuellement en poste, ni même pour le recrutement de nouveaux frontaliers. Pour le moment il n'y a pas de plan d'action concret, et il y'a un tel manque de main d'œuvre dans certains secteurs (comme l'informatique), que si des quotas sont rétablis, ils seront probablement raisonnables.

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  2. Bonjour Pierre,
    Je n'ai pas le temps d'approfondir le problème.
    As-tu une explication sur le fait que la Suisse n'est pas dans l'Europe
    et qu'elle s'en sort mieux que nous sur le plan économique malgré des salaires élevés ?
    Le paradis fiscal qu'elle représente est-il la seule explication ?
    Amitiés,
    Daniel

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  3. bonjour Daniel
    Il faut ouvrir l'article que j'ai écrit et les liens. Je crois que l'explication est donnée.
    Amitiés.

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  4. Bonjour,
    Merci de ta réponse.
    Si c'est pas l'or des banques, peut-on en déduire que le haut niveau technologique
    peut permettre à un pays d'être compétitif et de mieux payer ses salariés sans être dans l'Europe ?
    C'est la thèse de ceux qui veulent sortir de l'Europe-carcan ?
    Ce schéma est un peu trop simpliste mais je crois tout de même qu'il contient une
    part de vérité ...
    Bien à toi,
    Daniel

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  5. Daniel
    Je ne crois pas que nos maux viennent de l'Europe mais de nous! La Suisse est fédérale. C'est comme une petite Europe. Son système est plus démocratique que le notre avec le référendum d'initiative populaire. Cela permet le contrôle des gouvernants par le peuple souverain. Dans la division du travail ils produisent des biens et des services qui s'échangent largement au delà de leurs frontières à des prix de vente qui couvrent tous les coûts et dégagent des marges pour assurer développement et progrès techniques. Biens de haute technologie dont les machines outils de haute précision, l'horlogerie, les produits chimiques, l'agroalimentaire, et parmi les services le tourisme, les assurances, la ré assurance assurance des assurances et les banques. Pour assurer cette production ils n'ont pas assez d'actifs qualifies. Ils utilisent tous leurs actifs et en plus des actifs allemands italiens et français proches de leurs frontières respectives.
    Nous utilisons seulement 80% de nos actifs, paradoxalement parce le prix du travail est trop élevé, l'offre et la demande ne peuvent pas s'équilibrer on laisse 20% des actifs sans travail en ne produisant pas ce qu'on pourrait produire. C'est tout de même formidable que le salaire médian en suisse soit de 4500€ et de 1500€ chez nous. C'est donc tout le système de gouvernance - état, impôts, syndicats, entreprises, etc. - qui a conduit à cela au cours des siècles (*). Il suffit d'aller en suisse pour voir qu'on est dans un autre monde. J'y suis allé souvent. J'y des petits enfants et des cousins qui sont allés s'installer a divonne et à gex pour pouvoir travailler en suisse. Tout le monde la bas travaille en suisse. Les gens d'annemasse de thonon d'evian et du pourtour du lac de Genève travaillent en suisse.

    (*) je relie cela à la nécessité de s'adapter par des réformes acceptées par l'opinion.

    Amitiés

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  6. Pierre,
    Je ne veux pas commencer un échange par mails qui nous prendrait trop de temps.
    Mais en deux mots, comment peux-tu dire que les salaires sont trop élevés en France
    alors qu'ils sont trois fois supérieurs en Suisse ?
    Pour moi la réussite semble provenir d'une compétitivité non basée sur la baisse du coût
    du travail mais sur des produits haut de gamme à haute valeur ajoutée et sur une haute
    productivité engendrée par les nouvelles technologies.
    Les hauts salaires permettant également un haut niveau de consommation et donc de
    production.
    Amitiés,
    Daniel

    PS : La Suisse est-elle contrainte au libre échange ( "concurrence libre et non faussée" ) comme les pays qui constituent l'Europe ?

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  7. Que le chômage en France soit dû au salaires trop élevés est effectivement sujet à question; d'abord le coût du salaire doit s'entendre salaire brut c.a.d toutes charges comprises; ensuite le coût des salaires est un des éléments des coûts des entreprises qui s'ajoutent à tous les impôts taxes et prélèvements de l'état pour financer ses dépenses, en plus du prix d'achat des produits intermédiaires, qui sont aussi construits de la même manière. Ce qu'il faudrait dire pour que le constat soit plus objectif, c'est que les entreprises n'utilisent pas tous les moyens de production disponibles (en particulier la main d'oeuvre) et donc qu'elles ne produisent pas tout ce qu'elles pourraient produire. Pourquoi? De multiples explications sont données: nos produits sont trop bas et moyenne de gamme, la population active augmente encore (population active = 30 millions et 70% d'activité seulement), le degré de formation est insuffisant, nos prix bas et moyenne gamme ne sont pas compatibles avec le niveau de salaires bruts, rigidités du marché du travail, etc. etc...

    La Suisse s'est contrainte au libre échange; elle est membre de l'OMC [lien]

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  8. Voir cette vidéo de Xerfi canal sur la situation de la balance des paiements, solde de nos échanges avec l'extérieur [lien].

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      15) Avez-vous demandé avant;
      16) Date de naissance;
      Merci,
    Mme Elizabeth Patrick

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