dimanche, février 26, 2012

Tribune : Les résultats de Nicolas Sarkozy, par Jean Marichez. - Le Scrutateur.

A l’approche de nouvelles élections, il est étonnant d’observer la violence et l’injustice des opposants de Nicolas Sarkozy. Selon eux, il n’aurait rien fait, il n’aurait pas tenu ses promesses. Alors, regardons le travail qu’il a réalisé car, au contraire, j’ai l’impression qu’il a réalisé un travail considérable. Selon Alain Minc en 2010 : "En trois ans, Sarkozy a fait plus que Giscard en sept et encore plus que Chirac qui n'a rien fait en douze". Qu'en est-il exactement ? Extraits de journaux: la liste de ses principales réalisations et aussi ce qu'on lui reproche... Lire la suite...

2 commentaires:

  1. Voir les billets de Yves Thréard et d'Yvan Rioufol dans la même veine.
    - Yves Threard, Hollande ne force pas le destin !

    - Yvan Rioufol : le PS, ce nouveau parti de conservateurs et de notables -

    - Yvan Rioufol : comment Sarkozy peut se réconcilier avec les Français

    Je pense aussi que la hargne permanente à l'égard de Sarkozy relève de la haine de l'élite et de l'oligarchie des "incapables" que dénoncent Sophie Coignard et Romain Gubert. Toute réforme proposée est immédiatement contestée par l'un ou l'autre des corps intermédiaires: syndicats, associations de ceci ou de cela, magistrats, enseignants, fonctionnaires, etc... etc. Les forces progressistes de ce pays ne sont pas à gauche. Car le pays est quasiment déjà entièrement à gauche: conseils départementaux, conseils régionaux, sénat, enseignement, magistrats, fonctionnaires... c'est ainsi que va le pays et ce que veulent les français pour le moment. La France est à gauche. Les forces progressistes sont à droite avec toute la difficulté de faire accepter des réformes pour adapter le pays aux réalités du monde moderne, la mondialisation, la mutation des activités de production, la nécessité d'assurer l'équilibre des comptes de l'État en fonction du niveau de la production, l'intégration européenne.

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  2. la difficulté est de bien juger la notion de progrès et celle de réalité du monde moderne...
    le rôle d'un homme d'état n'est pas d'accumuler 900 réformes de concours lépine dont la plus grande partie relève du cosmétique, mais de conduire le changement nécessaire en le faisant accepter par ses concitoyens, cela suppose une dimension qualitative de l'action qui n'est pas dans la nature du personnage au centre du débat.
    amusant cependant que la culture du chiffre trouve ses adeptes aussi chez des gens qui se disent de gauche, sans doute de ceux qui n'ont jamais clairement perçu que dans de nombreux domaines non scientifiques -dont notre vie de tous les jours- celui ci n'exprime le plus souvent que ce que l'on veut bien lui faire dire.

    beaucoup de réformes donc, mais des chiffres comptables incontournables : aucun progrès sur les données macroéconomiques -endettement record, compétitivité industrielle en berne, déficits énormes, impôts non progressifs en hausse, impôts progressifs toujours plus injustes- et aucun sur l'ambiance -moral en berne, pessimisme, peur du lendemain-

    l'homme est il susceptible de changer de méthode dans la conduite (toujours énergique) de nos affaires? peut être, encore que son style de campagne ne permette guère d'y songer, mais la règle cruelle est que l'on change une équipe qui perd... le résultat n'est pas garanti mais la sanction a ses vertus incontournables.

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