dimanche, mars 20, 2016

Taux d'intérêts négatifs: Les banques centrales ne peuvent plus s'arrêter, à moins de faire exploser la bulle obligataire

Après le zéro bound, taux d'intérêt zéro, ce qui n'a pas donné les résultats escomptés, nous voici aux taux d'intérêts négatifs! Un entretien de Marianne Py (le Revenu) avec Patrick Artus.
  Marianne Py: Dans votre dernier ouvrage, vous dénoncez à quel point l'inondation monétaire, dont les QE"), sont un échec pour relancer la croissance. Patrick Artus : La liquidité mondiale - monnaie créée par les banques centrales - représente aujourd'hui près de 30% du PIB mondial, contre 6% à la fin des années quatre-vingt-dix. Or cette création monétaire destinée à relancer la croissance a d'autant moins de sens que la crise actuelle n'est pas cyclique, mais due à des problèmes structurels. À savoir : le recul des gains de productivité dans tous les pays de l'OCDE (lié à un mauvais usage des nouvelles technologies, à l'inadéquation entre formation et emploi, à la baisse du poids de l'industrie où la productivité est plus élevée...) et le vieillissement démographique. S'y ajoutent des facteurs spécifiques à certains pays, comme l'appauvrissement de la classe moyenne aux États-Unis et au Japon.

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Et si la surprise 2017 venait finalement du côté de François Bayrou plutôt que de celui d’Emmanuel Macron | Atlantico.fr

http://www.atlantico.fr/decryptage/et-surprise-2017-venait-finalement-cote-francois-bayrou-plutot-que-celui-emmanuel-macron-jean-francois-kahn-2630115.html

pierre ratcliffe

samedi, mars 19, 2016

Taux d'intérêts négatifs (suite)


Taux d'intérêts négatifs: Les banques centrales ne peuvent plus s'arrêter, à moins de faire exploser la bulle obligataire ... | @scoopit
Posté par Pierre Ratcliffe sur FB samedi 19 mars 2016

Emploi, emplois, emplois!!!! ça me rappelle le Général de Gaulle.


Emploi, emplois, emplois!!!! ça me rappelle le Général de Gaulle. "Il vient enfin une époque où le monde civilisé tout...
Posté par Pierre Ratcliffe sur FB vendredi 18 mars 2016

vendredi, mars 18, 2016

Taux d'intérêts négatifs

Taux d'intérêts négatifs: La Banque centrale européenne va donc arroser encore un peu plus, sans trop compter. Mais il n’y a aucune raison que cela marche mieux qu’avant : l’arrosage a été absorbé par la spéculation, le cash des entreprises, sans effet notable sur l’activité économique. Le désarroi est tel que certains imaginent
même une solution extrême : l’arrosage par hélicoptère (helicopter money) consistant à arroser directement les comptes bancaires des individus. Lire...
Plus:
et pour tout savoir sur les taux négatifs c'est ici

jeudi, mars 17, 2016

Edgar Morin : "Le temps est venu de changer de civilisation"

​Une entretien exceptionnel avec Edgar Morin.
​Prenez le temps de lire; personnellement j'y ai trouvé tout ce qui m'anime depuis des années. ​Et cela rejoint les films "Demain" et "Merci Patron". Mais des critiques y voient des poncifs et des truismes; sans doute au motif qu'il est nonagénaire, et ex-communiste. Vos avis seraient intéressants à connaître... Suite...

mercredi, mars 16, 2016

Les forêts privées françaises sont gérées durablement |


2015 09 26 Gestion Durable 01Le texte de cet article est une synthèse extraite d'un exposé fait en septembre 2015 par Frédéric-Georges Roux dans le cadre du Comité Forêt du futur Parc Naturel Régional de la Sainte-Baume.

Plus que toutes autres dans le monde et surtout depuis plus longtemps, les forêts françaises sont gérées durablement. Suite...

« Le complexe sécuritaro-numérique menace de prendre le contrôle » -- Ignacio RAMONET



Dans son dernier ouvrage, l’Empire de la surveillance, où il reproduit les entretiens du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, et de l’intellectuel étasunien, le linguiste Noam Chomsky, l’ancien directeur du Monde diplomatique, aujourd’hui directeur de son édition en espagnol, Ignacio Ramonet alerte sur une surveillance privatisée et généralisée lourde de conséquences pour la démocratie.

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lundi, mars 14, 2016

Trump : le détonateur – Le Saker Francophone



Trump : le détonateur

«... Et puis, dans l’euphorie générale de la farce, on s’est vite aperçu que c’est la gauche, moins suspecte de conchier le peuple, qui pouvait le mieux rouler le prolo dans la farine libérale. Dont acte. Et pour calmer la grogne due à la trahison, il y avait toujours l’alternance. Tout allait donc bien dans le meilleur des mondes.» Suite...

La loi El Khomri est communautariste et vise à créer des salles de prières dans les entreprises


La loi El Khomri en son article 6 est contre les articles 4 et 5 de la déclaration des droits de l'homme de 1789. Suite sur ma page Facebook

lundi, mars 07, 2016

Marc Lazar : " La faille qui traverse le PS est structurelle "

Le directeur du Centre d'histoire de Sciences Po croit davantage à un affaiblissement durable qu'à une scission du PS



Directeur du Centre d'histoire de Sciences Po, Marc Lazar est spécialiste de la gauche socialiste et sociale-démocrate en Europe occidentale, en particulier en France et en Italie.

Comment analysez-vous la situation du PS, à l'aune de la charge de Martine Aubry contre le gouvernement - Le Monde du 25  février - et des débats autour de la déchéance de nationalité et du projet de loi travail ?
Il y a des éléments conjoncturels, personnels et tactiques dans la descente en flamme du gouvernement par Martine Aubry et ses camarades : une vieille rancœur à l'égard de Manuel Valls, une façon de prendre date pour l'avenir et de préparer une éventuelle prise de contrôle du parti en  2017. Mais n'y voir que cela serait une erreur. A mes yeux, jamais la fracture n'a été aussi profonde depuis 2005, lors du débat sur le traité constitutionnel européen, qui avait mis le parti au bord de la scission.

N'est-ce pas une énième répétition d'une crise qui a toujours frappé le socialisme français confronté à l'épreuve du pouvoir, entre ceux qui gouvernent et ceux qui leur reprochent de trahir les idées qu'ils avaient défendues dans l'opposition ?
L'historien est frappé par ces récurrences. Cette faille à l'intérieur du PS renvoie à quelque chose de profond et de structurel. Cela a commencé dès 1899, quand la famille socialiste, pas encore unifiée au sein d'un même parti, s'est déchirée sur le " cas " d'Alexandre Millerand, qui avait décidé de participer au gouvernement de défense républicaine de Waldeck-Rousseau. Sous le Front populaire, il s'est passé la même chose, avec une forte opposition interne conduite par Marceau Pivert contre la politique jugée trop modérée de Léon Blum. Lionel Jospin, entre 1997 et 2002, a dû faire face à la " fronde " de l'aile gauche du PS, autour d'Henri Emmanuelli et de Jean-Luc Mélenchon. Enfin, ironie de l'histoire, sous François Mitterrand, en  1991, une vigoureuse critique contre la politique jugée trop libérale du ministre des finances, Pierre Bérégovoy, avait été portée par François Hollande et Pierre Moscovici. C'est un peu le même scénario qui se répète. Avec toutefois une intensité plus forte sous la Ve  République, car les expériences du pouvoir sont plus longues.

En quoi la crise d'aujourd'hui est-elle singulière ?
Elle l'est d'abord parce que le chef du gouvernement, Manuel Valls, n'a jamais été majoritaire au PS. Mitterrand ou Jospin, eux, l'étaient : ils avaient une légitimité dont ne dispose pas M.  Valls, qui n'a réalisé que 5  % aux primaires de 2011. L'autre différence est que la politique menée aujourd'hui semble déséquilibrée. Quand Mitterrand se convertit à la " rigueur ", c'est après avoir fait les 39  heures et la cinquième semaine de congés payés. Quand Jospin privatise, il y a en même temps les 35  heures. Aujourd'hui, selon les opposants au président de la République, la politique de l'offre dans laquelle il s'est engagé depuis janvier  2014 et l'annonce du pacte de responsabilité ne s'accompagnent que de peu de contreparties sociales.

Comment qualifiez-vous cette politique ?
Il se passe en France le même phénomène que dans le reste de l'Europe : un écartèlement de la famille social-démocrate en trois sous-ensembles de plus en plus inconciliables. Le premier regroupe ceux qui plaident encore pour une alternative au capitalisme : Jean-Luc Mélenchon en France, Jeremy Corbyn (Parti travailliste) en Grande-Bretagne, Die Linke en Allemagne ou Gauche, écologie et liberté en Italie. Le deuxième se réfère à la tradition sociale-démocrate et essaie, sur une ligne de crête, de concilier adaptation au réel et réformes sociales : une tendance incarnée par Martine Aubry, Pier Luigi Bersani en Italie et, même si c'est un peu moins vrai aujourd'hui, Sigmar Gabriel en Allemagne. Enfin, il y a les héritiers de la " troisième voie ", théorisée dans les années 1990 par Tony Blair et Gerhard Schröder, et dont les principaux représentants sont Matteo Renzi en Italie et, dans des perspectives différentes, Manuel Valls et Emmanuel Macron en France. Une de leurs priorités est la réforme du marché de l'emploi, en rupture s'il le faut avec la tradition sociale-démocrate afin de résoudre le cancer du chômage et avec l'idée de reconfigurer les alliances électorales en faisant route avec les centristes.

Quel avenir voyez-vous au PS ?
Je le vois s'affaiblir durablement. Ce parti, en plus de la profonde crise politique et idéologique qu'il traverse, doit faire face à une situation sociologique inédite, avec l'éradication d'une bonne partie de son vivier local au gré des défaites électorales et sa perte d'influence dans la fonction publique. En revanche, son éclatement, que certains envisagent, me semble une hypothèse risquée. Le mode de scrutin n'y incite pas et, en outre, les scissions de gauche dans le passé ont toutes échoué, qu'il s'agisse du Parti socialiste ouvrier et paysan de Pivert, à la fin des années 1930, des dissidences PSA et PSU, à l'époque de Guy Mollet, du Mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement, en  1993, ou du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, en  2009. Je pense plutôt que ce qui se prépare est moins une fracture du PS qu'une lutte sans merci pour son leadership en  2017. Propos recueillis par, Thomas Wieder Le Monde