mercredi, décembre 28, 2016

French Tech: les start-up françaises décollent en 2016 | les Echos



Comment la French Tech a changé de dimension en 2016

Quatre levées de fonds majeures, quatre mariages d'ampleur et... un enterrement avec le placement en liquidation judiciaire de Viadeo , racheté par Le Figaro pour la bagatelle de 1,5 million d'euros. Un vent nouveau souffle sur l'écosystème français des start-up porté par le dynamisme décomplexé de la nouvelle génération. Retour sur une année où la French Tech a brillé.

Des mégalevées de fonds qui se multiplient

OVH (267 millions d'euros), Sigfox , (150 millions), Devialet (100 millions), Deezer (100 millions), LinkbyNet (50 millions) : les grosses levées de fonds se sont multipliées l'an dernier. Une preuve de l'attrait grandissant des start-up « made in France » alors qu'il y a quatre ans seulement, les tours de table supérieurs à 10 millions d'euros n'étaient pas monnaie courante.
En 2015, hormis Parrot , qui n'entre plus dans la case « start-up », et de son tour de table de 300 millions d'euros - , seuls Blablacar (177 millions) et Sigfox déjà (100 millions) avaient atteint la barre symbolique des 100 millions.

Paris, future capitale européenne des start-up ?

C'est un rêve qui pourrait bientôt se réaliser. En 2016, Paris s'est imposé comme le principal challenger de Londres en terme de capitaux investis dans les start-up, creusant l'écart avec Berlin, qui la devançait encore l'an dernier. Au troisième trimestre, 857 millions de dollars ont été alloués par les fonds d'investissement à la French Tech, soit 7 % de moins seulement qu'au Royaume-Uni.
Sur les neuf premiers mois de l'année, les investissements ont explosé par rapport à la même période en 2015 : + 71 %. Et la tendance devient structurelle, et pas seulement sujette à quelques opérations exceptionnelles. Le nombre de start-up qui en profitent augmente aussi, et le phénomène s'étend progressivement dans les régions. Reste à confirmer cette montée en puissance et à dépasser les britanniques en 2017.

La French Tech suscite les convoitises à l'étranger

C'est la rançon du succès. Cette année encore, plusieurs pépites de la tech française sont passées sous pavillon étranger, avec à chaque fois des acquéreurs prestigieux. Au mois de mars, l'américan GoPro, inventeur des mini-caméras, a mis la main sur la jeune pousse parisienne Stupeflix pour plusieurs dizaines de millions de dollars.
La société a mis au point une application permettant de combiner rapidement enregistrement vidéo et photos de smartphone en un seul film. Deux mois plus tard, c'était au tour de Withings , le pionnier français des objets connectés (balances, montres, réveils...) qui emploie 200 salariés, de se vendre au finlandais Nokia, pour 170 millions d'euros.
Cet été, la jeune pousse Medtech, star du robot chirurgical, a elle été reprise par l'américain Zimmer Biomet pour 164 millions d'euros . La transaction de l'année reste toutefois celle de Captain Train , en mars. La plate-forme de réservation de billets de train a été rachetée par son concurrent anglais Trainline pour une valorisation d'environ 200 millions d'euros.

Talend à l'assaut du Nasdaq

Depuis Criteo trois ans plus tôt, aucun Frenchy n'avait tenté sa chance à Wall Street. L'été dernier, Talend, alias le « plombier de la donnée » , est parti à l'assaut du Nasdaq dans un contexte pourtant des plus moribonds outre-Atlantique où les sociétés tech rechignaient à s'introduire en Bourse. Une audace saluée par les marchés .
Le jour de l'IPO, l'action grimpait de plus de 40% par rapport au prix d'introduction. L'opération a permis à Talend de lever 94,5 millions de dollars. Depuis, l'euphorie est quelque peu retombée. Après un pic à 870 millions de dollars mi-août, la capitalisation boursière du Français a reflué à 637 millions.

La loi numérique entre en vigueur

C'est l'une des réalisations marquantes du quinquennat. La loi pour une république numérique portée par la secrétaire d'Etat Axelle Lemaire a été promulguée début octobre après un processus d'élaboration participatif inédit. Même si plusieurs associations ont critiqué les limites de l'exercice, la loi numérique, avec ses 113 articles, pousse plusieurs sujets technologiques importants pour le secteur comme l'accès aux données publiques ou la neutralité du Net.

Source: lesechos.fr Nicolas Richaud

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