16/01/2013

Près de deux Français sur trois favorables à l'opération au Mali | À la Une | Reuters

L'engagement de la France au Mali est un défi important pour la France dans l'ancienne AOF; après avoir quitté l'Afghanistan nous voici engagés dans des conditions similaires au Mali, contre un ennemi diffus.



Le président Hollande annonce des renforts et que nos troupes pourraient être 2500, du même ordre que celles qui étaient engagées en Afghanistan. Nul ne songe à critiquer l'intervention de la France au Mali. C'est pays immense et désertique, aux frontières héritées du partage colonial, à gouvernement faible, qui ne parvient pas à assurer la sécurité de sa population pauvre. Les enjeux de cette intervention dépassent le seul Mali. C'est toute la région qui est menacée d'instabilité politique et économique. L'Algérie et l'exploitation de gaz et de pétrole;  le Niger voisin à l'est, et ses mines d'uranium; la Mauritanie à l'ouest et ses mines de fer; le Sénégal, le Burkina Faso. Ce serait à l'État Malien et à sa population de résister avec succès au fondamentalisme islamiste. Pourquoi les gens se laissent faire, pourquoi se laissent-ils flageller, couper les mains? L'intervention militaire va être difficile, probablement longue et non assurée de succès pérenne. Des terroristes mêlés à la population, ou se retirant dans le désert pour échapper aux opérations militaires, frappes aériennes et déploiement de chars. Pour le moment une majorité de français sont favorables à l'opération, de quoi faire remonter le baromètre des sondages sur François Hollande et son premier ministre.
>Près de deux Français sur trois favorables à l'opération au Mali > Actualités Mali
> Les fantômes de Tombouctou
> French Troops Move North as Mali Rebels Dig In | NYT
> La France aura du mal à réussir sans alliés (Guardian)
> Berlin envisage de soutenir l'intervention française
> Hollande's War French Preparing for Extended Mali Intervention | Spiegel
> l'Europe solidaire avec la France, mais pas trop | Libre Belgique
> Jeune Afrique Mali
> L'engagement de la France au Mali risque de durer | Reuters

4 commentaires:

  1. Pendant que je rédigeais ce billet la nouvelle d'une prise d'otages à l'usine de traitement de gaz d'In Anemas en Algérie (lien). Voir la vidéo.

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  2. Ce que nous risquons au Mali. Interview de Xavier Raufer criminologe | Atlantico Cliquer.

    et entretien avec le Général de brigade aérienne Jean-Vincent Brisset, directeur de recherche à l’IRIS.Cliquer.

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  3. Quelle guerre la France peut-elle se permettre?

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  4. Lors des inévitables retours de cercueils, nous en reparlerons de cette adhésion populaire. De plus lutter contre un ennemi qui comme le disait Mao se mèle à la population "comme un poisson dans l'eau", c'est soit exposer a outrance la vie de nos soldats, soit risquer ce qui sera considéré comme des bavures. Y compris, et surtout, par ceux qui ne sont pas disposés a exposer leur peau. Durant la guerre d'Algérie, ce genre de situation s'est très souvent produite, les allié d'hier passant parfois de l'autre coté. Mais a l'époque la vie des appelés n'avait pas beaucoup d'importance, d'autant que payés 30 centimes de francs par jour (pour le troufion de base) et mal nourris, le cout humain ne pesait pas beaucoup.

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