samedi, février 26, 2011

La forteresse Europe face au drame libyen

Le drame libyen révèle la vision largement paradoxale qu'a l'Europe, union politique cimentée par les droits de l'homme, des migrants d'outre-Méditerranée. Le Monde 26 février 2011. Alors que les travailleurs immigrés subsahariens, nombreux dans la Grande Jamahiriya du colonel Kadhafi, figurent, comme tous les étrangers, parmi les cibles de premier plan de la répression sanglante en cours, l'Europe semble d'abord les considérer comme un fardeau, comme de possibles envahisseurs prêts à déferler en masse sur ses côtes.
Certes, il ne serait pas étonnant que les Africains, qui, par milliers, étaient attirés par l'eldorado libyen, cherchent à fuir un pays en proie à une extrême violence. Un pays où, déjà accueillis avec hostilité en temps ordinaire, ils risquent aujourd'hui d'être assimilés, en raison de la couleur de leur peau, aux mercenaires recrutés par le Guide libyen sur tout le continent et qui sont évidemment haïs par la population en rébellion.
Certes, l'Italie a des raisons de s'alarmer d'un possible afflux de migrants sur l'île de Lampedusa - qui fait face à la Libye et à la Tunisie. Rome a d'autant plus de motifs de s'inquiéter que la solidarité de l'Union européenne est loin de lui être acquise.
Faute d'une réelle politique commune en matière d'immigration et d'asile, la charge de l'accueil des migrants continue de revenir aux pays géographiquement exposés. Les pays du nord et de l'est de l'UE n'ont ainsi nulle envie de modifier la convention de Dublin, qui fait du pays de premier contact le seul compétent pour examiner les demandes d'asile.
Mais les menaces d'" invasion " brandies par l'Italie masquent mal un injustifiable message xénophobe adressé par le gouvernement Berlusconi à ses électeurs. Elles traduisent aussi le désarroi de dirigeants italiens face à la possible chute d'un régime - celui de Mouammar Kadhafi - dont ils avaient fait leur premier allié dans la lutte contre l'immigration. Le Guide n'avait-il pas proposé de protéger l'Europe contre des " invasions barbares " moyennant le versement de 5 milliards d'euros par an ?
Il ne faudrait pas que l'Europe, que son histoire fait la gardienne du droit d'asile, oublie cet héritage, alors que brûle un pays situé à ses portes. Il serait tout aussi paradoxal que les craintes de l'Europe lui fassent regretter la chute de régimes totalitaires comme ceux de Ben Ali ou de Kadhafi, sous prétexte que les gouvernements susceptibles de leur succéder pourraient se montrer moins coopératifs pour refouler les migrants.
Le dernier paradoxe de la situation n'est pas le moindre : alors que la démocratie et le développement dans les pays du Sud sont, à juste titre, souvent présentés comme les meilleurs moyens de prévenir l'émigration, l'expérience montre que cet effet n'est obtenu qu'à long terme.
Dans un premier temps, l'irruption de libertés donne des ailes à des hommes et des femmes longtemps entravés. Pour les peuples en quête de souveraineté, l'émigration est le corollaire de la liberté.

jeudi, février 17, 2011

Planète Terre: comment consommer tout ce que l'on veut sans piller la planète


La prise de conscience des excès de notre société productiviste et consumériste pour des produits de consommation non durables, est partagée par de plus en plus de monde. Les processus de production de nos produits consommables sont de longues chaînes partant des lieux de production de la matière première, à travers les lieux de transformation jusqu'au produits finals en magasins, jusqu'aux décharges où ces produits finissent rapidement comme déchets. Notre consommation est en relation avec les dégâts écologiques que la production provoque quelque part sur cette chaîne - l'huile de palme des potato-chips sur les forêts de Bornéo, l'épuisement des ressources en eau du Tarim, du Syr Daria et de l'Amou Daria pour le coton et les multiples habits que nous achetons dans l'année en réponse à des actions marketing...

Les changements de mentalité commencent à percoler nos sociétés. Comment changer de paradigme pour que l'utopie d'un monde meilleur devienne réalité - une économie sociale et politique au service de TOUS ceux qui oeuvrent tout le long de ces chaînes de production? Trouver et privilégier l'essentiel: le capital accumulé par les générations successives, les relations qui constituent le tissu social, la production locale, l'éducation, la qualité de vie ... et abandonner cette course effrénée à la consommation de produits éphémères dont on ne se sert que le temps d'un caprice et qui vont vite grossir les tas de déchets... Traiter les déchets comme des matières premières... certes, mais ce serait mieux de ne pas produire autant de déchets et de modifier nos habitudes de consommation.

FRANCE 24 - Vent de révolte sur le Maghreb et le Moyen-Orient


La toile relaie les mouvements de contestation qui secouent le Maghreb et le Moyen-Orient. Des internautes chinois se mobilisent pour la libération d’un activiste assigné à résidence. Et des jeunes américains adeptes de sensations fortes réinventent la balançoire. Lire...

mercredi, février 16, 2011

Après "Green" voici sur Arte "Prêt à jeter"



Formidable vidéo qui démontre les excès de notre société productiviste et consumériste. Et l'impact de nos excès sur la planète, et plus encore sur la qualité de vie de ceux à qui on envoie les déchets dont on sait plus quoi faire! les fameux D3E.... Hypocrisie! comme nous envoyons nos ordures ménagères chez les autres loin de nos regards, nous envoyons les déchets électroniques encore plus loin... Serge Latouche avec sa "décroissance" ou plutôt "l"a-croissance" nous propose une utopie - un monde meilleur - changement de paradigme.

dimanche, février 13, 2011

Compétitivité : pourquoi la France a un problème: Telos Elie Cohen 13 Février 2011


La compétitivité fait retour dans le débat public. La dégradation continue du commerce extérieur français, la nécessité de corriger les déséquilibres intra-européens et la volonté politique d’une convergence franco-allemande y contribuent. Une étude récente de COE-Rexecode vient nourrir ce débat en présentant un bilan exhaustif des données sur le décrochage français et en faisant du passage aux 35 heures en 1998 le principal facteur explicatif. Cette explication est-elle à elle seule convaincante ? Rien n’est moins sûr. Lire...

Pour une révolution fiscale; le blog de Raphaël Didier

mardi, février 08, 2011

Pour une révolution fiscale

À propos du livre "Pour une révolution fiscale" de Thomas Piketty, Camille Landais et Emmanuel Saez. Un site internet associé résume leur propos et permet à qui le souhaite de simuler les implications de sa propre réforme fiscale. Brève synthèse par Olivier Bouba Olga, un jeune prof d'économie que je suis.
Écouter Thomas Piketty sur France Culture

lundi, février 07, 2011

Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion.

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Observatoire National de la Pauvreté et de l'Exclusion Sociale
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Deux articles intéressants d'Alternatives économiques N° de février 2011:



Deux articles intéressants d'Alternatives économiques N° de février 2011:

- Protection rapprochée; faut-il renoncer au libre-échange?

- Sept menaces sur la reprise...

Et voir le site de "l'observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion" ONPES (cliquer).

Maroc: le roi Hassan II parle de l'intégration.

Changement climatique: Jean Marc Jancovici


Environnement Jean-Marc Jancovici
envoyé par forumjeuvideo. - L'actualité du moment en vidéo.

La Cour des comptes accable le port de Marseille


Des salariés de l'Union navale de Marseille (UNM) bloquent un ferry le 7 mars 2009 au port autonome de Marseille. (Illustration).

jeudi, février 03, 2011

Gaz de schistes - shale gas; le gouvernement suspend les explorations

André Lebeau: «Vers une désagrégation des sociétés humaines»

La thèse développée par André Lebeau, ancien président du Centre national d'études spatiales (CNES) et ex-directeur général de Météo France, dans son dernier ouvrage (« L'enfermement planétaire », Gallimard) est d'une brutalité inouïe : trop nombreuse, gaspillant les ressources terrestres et polluant tous azimuts, l'humanité fonce irrémédiablement vers la catastrophe finale. Quand ? Dans un siècle ou deux, c'est-à-dire demain ! André Lebeau n'espère rien de la technologie, il fustige le néolibéralisme fondé sur la croissance, il dénonce la mondialisation. Il accuse le développement durable d'hypocrisie, car il ne sert qu'à amplifier les inégalités planétaires. Décidément, l'homme tape fort et souvent juste.